Loretta Banana

hanté

Les objets vintage et d’occasion peuvent-ils être hantés ?

[Soyez rassuré.e.s : vous n’allez pas avoir besoin de faire rappliquer un medium pour exorciser votre robe préférée à l’issue de cet article !]
Peut-être vous êtes vous déjà demandé (à juste titre),en arborant une robe d’époque ou en vous offrant un objet sur une brocante, si celui-ci avait une histoire ? C’est précisément ce qui fait le charme du vintage, et nous plonge parfois dans des rêveries fantasques, où l’on s’imagine un fragment d’époque, un moment suspendu, autour d’une simple boîte ancienne ou d’un sac. Mais avez-vous déjà imaginé qu’un tel objet puisse être habité par une présence démoniaque ou une entité malfaisante ? OK, accusez-moi de clickbait si vous voulez, mais si je vous pose la question, c’est que cette idée, bien que saugrenue, m’a déjà effleurée l’esprit (et je suis certaine que vous aussi) ! On parle en effet à à tire-larigot des manoirs et lieux hantés, comme s’il n’existait que cela, mais alors dès qu’il s’agit d’objets, c’est silence radio, c’était tout juste bon pour meubler les émissions paranormales des années 2000 de Laurence Boccolini. 

Pourtant, au même titre que les demeures, les objets peuvent aussi, semble-t-il, se gorger d’énergies. Qu’il s’agisse de poupées démoniaques (et nous allons y revenir), de bijoux hantés, voire d’objets des plus classiques affublés des pires anecdotes sanglantes, le nombre d’histoires mettant en scène des éléments inertes, pourtant prétendument animés de pouvoirs malveillants ne cesse de proliférer depuis la nuit des temps.

Bon j’imagine qu’à ce stade, soit vous avez cliqué sur la petite croix en haut à droite (comme on disait aux haters à l’époque des Skyblog) en vous disant que j’ai décidément une araignée au plafond, soit vous êtes resté.e.s, en vous demandant ce que j’allais bien pouvoir vous raconter comme bizarreries aujourd’hui. Si vous êtes encore ici : merci. Vous êtes décidément aussi bizarres que moi et c’est bien, je préfère qu’on reste en petit comité. L’idée de cet article était avant tout de pouvoir regrouper deux sujets que j’affectionne énormément et qui possèdent des éléments connexes : le vintage et le paranormal. Et bon, vu que je suis une passionnée d’Halloween, j’avais totalement envie de mixer les deux sujets d’une façon ou d’une autre. Mais bref, revenons à nos moutons.

Le vintage et les antiquités, de par leur vécu, possèdent forcément une histoire. Beaucoup de personnes semblent d’ailleurs assez réfractaires à l’idée de porter de l’ancien, car se vêtir avec les toilettes de personnes décédées a, je le concède, un petit côté suffisamment creepy pour effrayer les plus fragiles (personnellement, je trouve cela fascinant, mais c’est une autre histoire). C’est souvent pour cette même raison que l’on ressent un fort attachement à certaines affaires ayant appartenu à une grand-mère ou à quelqu’un de cher à notre coeur. Mais l’âme d’une personne pourrait-elle rester accrochée à un objet matériel ? Ou pire : une entité malveillante pourrait-elle s’infiltrer sous les talons de nos escarpins vintage préférés et nous faire vaciller, au propre comme au figuré, dans un monde de ténèbres ? Votre robe ancienne pourrait-elle se mettre à danser dans votre salon à la lueur de la pleine lune ? (OK, je me suis peut-être un peu emballée, on n’est pas dans Phantom Manor.)

N’attendez pas de cet article qu’il réponde à la question : je n’ai pas la réponse. En revanche, ce que j’ai en rayon de mon musée des objets mystérieux, ce sont des souvenirs d’enfance, ponctués de poupées démoniaques, des recherches sur le sujet (avec suggestion de podcasts et autres vidéos YouTube à l’appui) et ma modeste expérience en la matière. Prenez votre eau bénite, et c’est parti mon chimichurri !

1/ Les poupées : damnation de mes cauchemars d’enfant

Je l’admets sans fards : les poupées sont mes pires cauchemars. Leur teint laiteux et leurs tenues délicates avaient tout pour me plaire, sauf qu’elles ont, à la place, littéralement rempli mes angoisses d’enfance, à tel point que je les enfermais à double tour dans le grenier, le soir venu. Franchement, elles avaient l’air trop aimables et trop sages pour être claires. Et puis leurs yeux vitreux, qui vous fixent et semblent vous suivre d’un coin à l’autre de la pièce ? Mais quelle sorcellerie que ces horreurs sournoises en tenues de parfaites petites filles modèles (ou “nightmare dressed like a daydream” disait une célèbre poète du 21e siècle, aka Taylor Swift).

Je vous rassure : aucune de ces chipies ne semble jamais avoir osé ciller devant moi, et je crois que mes projections se nourissaient surtout du folklore de l’époque : Chucky la poupée de sang, en tête des sponsors. Cette fameuse “Poupée de sang”, comme les cinéastes l’ont appelée, est largement inspirée d’une histoire bien plus réelle, celle de la poupée matelot Robert Eugène Otto. Cette dernière serait responsable de divers tours pendables ayant eu lieu au début du 20e siècle, tant et si bien qu’il fallut l’enfermer dans une vitrine d’un musée en Floride pour enfin avoir la paix. Si l’envie vous prenait de lui rendre visite : assurez-vous de lui demander la permission avant de la prendre en photo, sans quoi elle pourrait vous jeter bien des malédictions !

Dans un registre similaire mais éminemment plus connu : la fameuse poupée Annabelle, rendue célèbre par les films éponymes. Ce cas a été porté à l’attention du public par une histoire, là aussi bien réelle, de deux jeunes femmes qui auraient ramené chez elle une poupée Raggedy Ann possédée par l’esprit frappeur d’une fillette de 7 ans, visiblement très capricieuse. Ce cas aurait été résolu grâce à l’iconique couple de démonologues Ed et Lorraine Warren. Ces deux spécialistes du paranormal ont mené un certain nombre d’enquêtes en jonglant entre le monde des vivants et des morts dans les années 70 particulièrement.

Et bien que le storytelling derrière le fait divers soit fascinant, j’émets quelques doutes quant à la véracité de ce qu’ils avancent. Bon, là encore, je ne vous refais pas le tableau : on attribue les pires vices à une poupée qui, pour le coup, est loin d’être aussi effrayante visuellement parlant que ce que l’on montre d’elle dans la fiction. Mais là encore, à chacun.e de se faire sa propre opinion. 

Dernière anecdote côté poupée creepy pour la route : la “isla de las muñecas” aka : l’île où les poupées en décomposition sont à la fête ! (Perso, je préfère mille fois la Isla Bonita mais c’est pas le sujet.) Cet endroit a été habité par un jeune homme dans les années 50, persuadé qu’il était poursuivi par le fantôme d’une fillette décédée (encore une). Il aurait ainsi suspendu des dizaines et des dizaines de poupées afin de satisfaire les caprices de l’entité.
Attention : si comme moi vous êtes victime de pédiophobie (peur des poupées), je vous déconseille fortement de consulter les vidéos et images de cet endroit maudit !

“Lâche-moi la grappe, Michel ! Je t’ai déjà dit d’arrêter de te cacher dans mon poudrier !”

Toutefois, les poupées sont loin d’être les seuls bourreaux dans le panorama des objets animés nous voulant du mal. Parmi les plus célèbres, on peut citer la voiture maléfique de James Dean (dont Charles et Mathias du podcast du Bureau des Mystères parlent dans l’épisode hors-série des vacances #2) ou encore, La Boite à Dibbouk, que je vais évoquer juste après.

2/ La boite à Dibbouk (ou l’esprit frappeur d’un ivrogne en sortie de bar)
J’ai découvert cette dernière histoire au détour d’un autre podcast génial lui aussi, Nuit Blanche de la RTS (et dont je vous parlais aussi ici) et au sein duquel cet objet maléfique est raconté par le menu. Dans la mythologie Juive, un Dibbouk est associé à un démon, ou à une entité malveillante d’une personne décédée. Ici, on pourra constater que l’esprit malin, aussi maléfique soit-il, avait visiblement un sérieux penchant pour la boisson, puisqu’il a décidé d’aller se loger dans un coffret à vin (en même temps, quitte à y rester un bail, autant avoir de quoi se rafraîchir le gosier, cette cachette astucieuse est donc validée par la Direction).

Je ne vais pas vous faire tout l’historique de cette histoire prétendument vraie (car je vous laisse le loisir d’écouter ce fascinant podcast sans vous spoiler), tout ce que je peux vous dire, c’est que les ennuis ont commencé pour le protagoniste, Kevin Mannis, en 2001, lorsqu’il a enchéri sur cet objet afin de pouvoir le vendre dans sa boutique d’antiquités. Et croyez-moi, aussi beau soit l’objet, je n’en aurais même pas voulu si on me l’avait offert. (Allez écouter le podcast, hein, ça vaut franchement le détour.)

3/ Les bijoux, pierres et cristaux : des cachettes de démon parfaites ?
Malheureusement, après le Dibbouk alcoolique, c’est aux démons gold digger ou michtoneurs que l’on va avoir à faire. Je pense en effet aux croyances relatives aux bijoux. En écrivant cet article, je me suis amusée à faire une petite recherche google, et j’ai été très étonnée du nombre de messages sur des forums divers de personnes se plaignant d’événements négatifs lorsqu’elles portaient certains bijoux. Et bien sûr, c’était toujours la faute dudit bijou et pas un simple hasard malheureux. 🙄
Toutefois, j’ai peut-être ma petite idée sur le sujet. 

Si vous êtes persuadé.e.s du pouvoir des pierres et cristaux, alors vous savez forcément que ceux-ci doivent être nettoyés régulièrement pour les débarrasser des énergies négatives et des émotions néfastes. Il semblerait donc logique qu’il en soit de même pour les bijoux anciens ornés de pierres précieuses ou semi-précieuses ou de cristaux, en règle générale. A plus forte raison si ce bijou a suivi son ou sa propriétaire (et les étapes marquantes) tout au long de sa vie. Je connais d’ailleurs bon nombre de personnes qui ne souhaitent pas acheter de bijoux anciens pour ces raisons. Alors peut-être qu’une simple petite purification de vos vieux bijoux suffiraient donc à les rendre un peu moins grognons ?

En tout cas, un trésor qui mériterait un bon coup de purification, c’est le suivant !
Le plus illustre cas de hantise – ou en tout cas de malédiction – associé à un bijou est celui du diamant Hope, aussi appelé « Diamant de l’espoir » ou « Diamant du roi ». Là encore, le but n’est pas de vous établir tous les faits associés à ce trésor de malchance (cet article le fera très bien si vous voulez en savoir davantage), mais on lui reproche surtout d’avoir joué un rôle dans la fin tragique de tous ses différents propriétaires. Alors, se pourrait-il qu’un morceau de pierre puisse sceller un destin humain ? 

Plus globalement, ne serait-ce pas nos légendes et nos croyances qui permettent à ces objets pourtant inanimés, d’exister ?

4/ Superstition ou hasard malheureux ?
Plus globalement, ne serait-ce pas nos légendes et nos croyances qui permettent à ces objets pourtant inanimés, d’exister ? Vivent-ils simplement par le prisme de nos superstitions ? Est-ce qu’au lieu d’une potentielle malédiction, on ne pourrait pas imaginer le cas d’un concours de circonstances malheureux, comme ce fut le cas pour la Porsche 550 Spyder de James Dean ? 
Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas de réponse toute faite à ces questions. Et heureusement (et je croise les doigts), je n’ai jamais eu – enfin je crois – affaire à un quelconque poltergeist logé dans un objet ancien ou dans un soutien-gorge 50’s (quoique si je devais finir en ectoplasme, vous auriez de grandes chances de me retrouver accrochée à une robe de bal des années 20).

En revanche, je crois fortement aux énergies et au pouvoir de celles-ci. Le fait que l’on puisse se sentir mal dans un lieu, ou le percevoir comme fortement chargé en énergies (positives comme négatives, et ce sera le sujet de mon prochain article de cette série Halloween) peut, selon moi, s’appliquer aussi aux objets comme les bijoux et leurs pierres, en particulier. Et cela n’a pas forcément de lien avec le paranormal, mais simplement avec le fait que ces énergies sont stockées à un moment donné sur quelque chose ou quelque part. De l’autre côté, croyance injustifiée ou pas, il m’est arrivé de constater, peut-être toujours par ce fameux hasard de circonstances, que j’avais parfois des journées plus négatives qu’à l’accoutumée précisément quand je portais un bijou spécifique. Mais de là à en tirer une conclusion hâtive, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas ! 

“Bon, OK Michel. Une dernière partie, mais promets-moi de retourner dans ton coffre à vins, ensuite !”

À ce sujet, je possède un camé que j’ai hérité de ma grand-mère, dont l’historique serait particulièrement trouble (je n’ose même pas vous révéler son histoire ici) et pourtant, je n’ai jamais remarqué quoi que ce soit d’ésotérique ou de diabolique lorsqu’il m’accompagnait. Alors que franchement, vu l’histoire, il pourrait limite réveiller les 10 plaies d’Egypte. (C’est le moment où vous criez pour avoir l’histoire, mais désolée, j’ai pas franchement envie qu’on me jette un crucifix au visage à chaque fois que je porte ce bijou.)

5/ Ghost Detox
Cependant rassurez-vous : si comme moi, vous achetez souvent en brocante, en vide-grenier ou même sur Le Bon Coin, votre chez vous n’a aucune raison d’être dominé par des forces obscures, car qui dit multiples esprits dit annulation des énergies ! (OK, c’est un peu léger, mais c’est une théorie avancée que j’ai déjà entendue à plusieurs reprises et c’est aussi ce que je me dis pour me rassurer !). Et puis en vérité, les esprits farceurs, ça me connaît. J’ai clairement plus peur des punaises de lit en achetant un objet ancien, que le potentiel fantôme qu’il contient.

Bien sûr, exception faite du cas suivant : si vous ressentez une quelconque répulsion/dégoût/angoisse en prenant un objet ancien dans vos mains, aussi magnifique soit-il, c’est qu’il faut, a priori (et ça n’engage que moi) DE SUITE le reposer.

À noter également que du côté Team qui y croit dur comme fer, j’ai pu constater dans mes recherches que l’on conseillait systématiquement de purifier les objets anciens. Il y a des tas de techniques, notamment par la sauge, mais je ne suis pas une experte et je ne l’ai jamais fait, donc difficile de vous conseiller. En plus, c’est pas forcément super pratique car il faudrait le faire AVANT de faire rentrer l’objet chez soi. Vu le débit de babioles anciennes que je ramène, non seulement j’y passerai les ¾ de mon temps, mais en plus on aurait vite fait de me prendre pour le chamane de la ville et j’ai clairement pas signé pour ça.

Enfin, si vraiment vous vous sentez d’humeur Indiana Jones et le temple du péril, sachez que sur Ebay comme sur le Dark web, il vous est possible d’acheter des tas et des tas d’objets soit disant hantés, voire maléfiques. Le YouTubeur Le Grand JD a d’ailleurs, comme d’autres de ses comparses, dédié plusieurs vidéos à des objets qu’il a spécifiquement achetés sur Internet pour leurs “qualités” démoniaques. D’après plusieurs articles que j’ai pu lire, certains vendeurs en profitent d’ailleurs pour refourguer des invendus en les affublant des pires anecdotes creepy pour précipiter leur vente… En vérité, je pense que ces objets sont aussi hantés que mon dernier pot de vernis. C’est aussi clairement un moyen de vendre plus cher un objet, si tant est que l’on soit susceptible de croire à ce type de hantises. Mais de l’autre côté, certains vendeurs se cachent également bien de vous mentionner que leur babiole contient un “vice” caché (et c’est bien le cas de le dire), comme ce fut le cas pour la boite à Dibbouk !

Si les “contes de la crypte d’Ebay” vous intéressent, je vous invite à lire cet article ultra intéressant publié par le journaliste Rick Paulas, dans lequel il décrypte cette frénésie de l’enchère au glauque. Et si décidément vous n’avez pas froid aux yeux, vous pouvez toujours vous rendre sur le site Creepy Hollows, une boutique en ligne spécialisée dans la vente d’objets aux énergies dites paranormales.

Discours marketing ou vraie possession, je vous laisse juger par vous-même. Pour ma part, les Dibbouk, ils restent au placard, mais si possible, pas le mien !

Et bien voilà, j’espère que cet article qui change radicalement de mon style habituel vous a plu, vous a fait un peu frissonner aussi, et surtout à très vite pour la suite ! Enfin, n’hésitez pas à me dire en commentaires ou en DM sur Instagram si vous avez déjà vécu des expériences de ce genre, je serai ravie de les partager en stories 🖤

Mes podcasts creepy préférés

Mes podcasts favoris #1 : les creepy ! 👻

Voilà environ trois ans que j’ai ajouté ce geste simple à ma routine, et je dois dire que je ne pourrais plus m’en passer ! Lorsque je me maquille, que je conduis ou simplement que je prends le métro et que j’ai les yeux trop fatigués pour ouvrir mon bouquin, je lance mon application Podcasts et je me laisse porter par les histoires et informations qui me sont contées.

J’en suis tellement dingue que j’ai même convertie ma maman qui régulièrement me fait des updates sur les histoires de serial killer qu’elle a écoutées (les chiens ne font pas des chats !).

“Joignez vos mains durant cette sacro-sainte écoute des podcasts les plus terrifiants de France et de Navarre !”

Alors voilà : si les sujets d’histoire, de tueurs en série, d’ectoplasmes ou de féminisme vous intéressent, alors il se pourrait bien que ma sélection vous fasse de l’œil (ou de l’oreille, hahaha). Comme j’ai beaucoup à dire à ce sujet, je vais consacrer plusieurs articles à ceux-ci. Mais pour débuter, je me devais de sélectionner mes thèmes favoris… les creepy, spooky, freaky, bref, les podcasts flippants !

Je commence donc par ceux qui ont ma préférence : les podcasts traitant de surnaturel, de serial killer ou de mystères sont de loin mes préférés ! Je me force à écouter d’autres sujets mais clairement, 70% de mes écoutes sont faites de cela.

Outre le paranormal qui est un sujet qui me fascine sans pour autant m’effrayer mais surtout auquel je crois (j’en parlais ici), j’avoue avoir un irrésistible attrait pour les histoires de tueurs. Non pas que je sois fascinée ou éblouie par leurs forfaits, loin de là, mais c’est souvent leur personnalité, leur cheminement psychologique et ce que leurs crimes révèlent sur la société de l’époque que je trouve intéressants. Alors les podcasts sont un moyen rapide de se documenter et surtout d’avoir un éclairage par des spécialistes sur des affaires qui ont secoué (parfois) les médias.


 HONDELATTE RACONTE

Grande fan de son émission télévisée devant l’Éternel, le podcast d’Hondelatte sur Europe1 s’est également glissé sur le podium de mes écoutes favorites. Le format est suffisamment long pour obtenir un niveau de détails satisfaisant et pour mieux appréhender chaque histoire, sans pour autant être trop dense. Si au départ ses épisodes se concentraient sur des récits de tueurs, les thèmes se sont peu à peu diversifiés sur des sujets d’actualité moins dramatiques (mais toutefois intéressants). Enfin, ce que je préfère et adore tout simplement, c’est le jeu d’acteur que Hondelatte utilise pour faire parler les personnages de ses histoires ! Il n’hésite pas à prendre des accents, des voix improbables, c’est parfois ridicule mais je n’y peux rien : j’en suis fan !

> S’il ne fallait en écouter qu’un :

Honnêtement ils sont tous très bons (comme la plupart des podcasts de cette liste), toutefois je vous invite à écouter celui sur les maisons hantées de la journaliste Patricia Darré qui m’a donné envie de lire son bouquin (dont je parlais aussi ici). C’est 100% paranormal et ça s’écoute un soir sans lune, caché sous son plaid !


 DISTORSION :

Mes petits Canadiens préférés ! Tout d’abord j’adore leur accent et leurs voix chaleureuses ! Ils sont drôles et attachants, et font un boulot de documentation incroyable ! Leur créneau ? Allier mystère et numérique au travers d’histoires actuelles. Ils parlent aussi bien de légendes urbaines ou d’étrangetés qui naissent sur des forums ou des chats, que de faits divers sanglants qui ont un lien avec le monde digital. Outre leur récit qui recontextualise toujours avec justesse le sujet, j’aime surtout écouter leurs théories, qu’ils détaillent avec une précision chirurgicale pour tenter de percer le mystère. Bref, je n’en loupe jamais un !

> S’il ne fallait en écouter qu’un :

Sans hésiter, je vous conseille celui sur Elisa Lâm, jeune femme disparue au sein du tristement célèbre Cecil Hotel, établissement maudit de dowtown L.A, ayant hébergé en son sein de nombreuses histoires lugubres et autres tueurs en série (je me demande même si je ne devrais pas dédier un article à ce sujet, comme je l’avais fait pour le Dahlia Noir ?). (Si vous avez vu la saison Hotel d’American Horror Story, alors vous devriez faire le lien, puisque l’établissement en est l’inspiration principale.)

La malheureuse fut retrouvée au terme de plusieurs jours dans la citerne sur le toit de l’hôtel dans des circonstances parfaitement inquiétantes, tandis que la LAPD diffusait des vidéos extraites des caméras de surveillance prises quelques jours avant dans l’ascenseur…Cette histoire m’avait perturbée à l’époque où le fait divers avait été diffusé, d’autant que je me rendais justement à L.A 2 ou 3 mois après… J’avais lu énormément d’articles traitant de cette affaire mais j’ai quand même réussi à apprendre un tas de nouvelles choses en écoutant ce podcast !

Je vous laisse l’écouter pour vous faire votre propre opinion sur ce qui a pu lui arriver (et mes commentaires restent ouverts si vous avez une théorie sur le sujet).


 L’HEURE DU CRIME

Inutile de vous faire un roman à son sujet : Jacques Pradel est un peu le spécialiste ès criminologie, et ce podcast ne fait que confirmer cette vérité ! Dans la même veine qu’Hondelatte, Pradel revient sur les événements marquants de faits divers et ses émissions sont souvent éclairées par l’analyse ou le témoignage d’invités. Cela rend les histoires riches d’anecdotes et apporte un éclairage et une profondeur à ses sujets. Ses podcasts s’écoutent très bien et font la part belle à des histoires d’assassinat plutôt qu’à des histoires surnaturelles. 

> S’il ne fallait en écouter qu’un :
Je vous avais déjà évoqué l’un de ses podcasts sur le mystère du Dahlia Noir, qui est sans conteste mon épisode préféré pour toutes les raisons évoquées dans mon article sur le sujet. Toutefois, comme je suis sympa, je vais vous en lister un autre à vous mettre sous la dent, illico presto et qui m’a conduite à la lecture d’un ouvrage fort intéressant. Cet épisode relate l’histoire du “Diable dans la Ville Blanche” (en référence au livre d’Erik Larson qu’il va aussi falloir que je lise et a priori bientôt adapté à l’écran par Scorcese et Leonardo Di Caprio !), ou en d’autres termes sur la vie et “l’oeuvre” si j’ose dire, de H.H. Holmes. 

Ce personnage haut en couleurs a sévi durant les années 1890 à Chicago et serait l’un des plus grands serial killers que ce monde ait jamais connu. Pharmacien de métier, H.H. Holmes donnait l’apparence d’un homme bien sous tous rapports, jusqu’à ce qu’il soit démasqué pour des faits d’escroquerie de grande envergure mais surtout pour avoir assassiné au moins 200 personnes dans son “hôtel”, ouvert durant l’exposition universelle de 1893. Et tenez-vous bien : son antre possédait, entre autres choses, un crématorium, une chambre à gaz et une table de dissection. Un vrai Air BnB du bonheur ! 

Si vous avez vu, une fois encore, la saison “HOTEL” d’American Horror Story, alors vous devriez faire le lien avec l’un des personnages.

Mais pour en savoir davantage, et surtout pour ne pas vous spoiler, je ne saurais trop vous conseiller que d’écouter ce podcast qui est éclairé par Alexandra Midal, autrice d’un ouvrage incroyable et que j’ai tout simplement adoré : “La manufacture du meurtre”.

Le sujet de son essai est disséqué dans l’épisode, mais globalement, pour vous faire une idée, elle met en parallèle l’essor de l’industrialisation de l’époque et tout ce qui va avec (production à la chaîne) et l’industrialisation du “meurtre”, puisque ce bon H.H. Holmes a rendu possible le meurtre à grande échelle et en a même tiré de l’argent (oui oui, je vous laisse lire/écouter pour savoir comment il s’y est pris). Ce qui au final, est encore le cas aujourd’hui avec les abattoirs (et une cause qui me tient grandement à coeur). Car oui, rappelons tout de même que les abattoirs ne sont rien d’autre que de la tuerie industrialisée.


PLEINE LUNE

En voilà une chouette découverte, tout droit venue de Suisse Romande (RTS). Déjà, je suis fan de ce concept : livrer un podcast bien flippant chaque soir de pleine lune ! A dire vrai, il est rare que je les ai écoutés au moment de leur sortie, mais le plus souvent, c’est toujours une fois que la nuit est tombée. Le format est conséquent (un peu plus d’1h environ par épisode), et je salue leur récit, toujours extrêmement bien narré, et leurs analyses excessivement fouillées. La qualité de ce podcast est impressionnante et je tenais donc à vous en parler car Anne Flament et Mickael Marquet, les deux journalistes, méritent vraiment d’être connus.

Mais rentrons dans le vif du sujet : le podcast Nuit Blanche a pour vocation de décortiquer une histoire vraie, dont les frontières touchent avec l’étrange, le mystérieux et/ou le carrément flippant. Je crois qu’à ce jour il y a environ 9 podcasts, et je n’en ai plus à me mettre sous la dent, il me va falloir attendre la prochaine pleine lune. Ahouuu !

> S’il ne fallait en écouter qu’un :
Bon, j’ai évidemment adoré celui sur le Cecil Hotel (voir plus haut) et c’est d’ailleurs grâce à ce sujet que j’ai déniché ce podcast. Mais bon, si je vous laisse avec celui-ci, vous allez dire que je ne suis que mono-sujet, que je radote et tout et tout. Mais honnêtement, j’ai adoré tous leurs podcasts, alors choisissez-en un au petit bonheur la chance, il y a fort à parier que vous ne serez pas déçus ! (Bon, sinon, vous pouvez toujours commencer par Jack l’éventreur, mais : âmes sensibles s’abstenir !💀)


LE BUREAU DES MYSTERES
Et on termine la série de ces longs podcasts par celui de Charles et Mathias, deux journalistes qui inspirent la sympathie lorsqu’on les écoute, alors même qu’ils nous narrent des choses bien terrifiantes ! Je pense qu’ils font partie des premiers podcasts flippants que j’ai écoutés, et sincèrement je ne m’en lasse pas une seconde ! Chaque épisode compile un certain nombre d’histoires qui touchent à l’étrange, le bizarre, le surnaturel et qu’ils concluent toujours avec le “degré de mystère”, à savoir si l’énigme a trouvé une réponse ou pas du tout. On ne cherche pas du surnaturel à tout prix, et c’est ce qui est cool, car au final, il y en a pour tous les goûts !

S’il ne fallait en écouter qu’un :
Là encore, difficile de n’en choisir qu’un, d’autant que, comme je vous l’expliquais, il y a plusieurs histoires par podcast, et forcément il y a plusieurs histoires dans PLUSIEURS podcasts que j’ai adorées ! Là encore, vous pouvez y aller un peu au hasard, promis, vous ne serez pas déçus ! 🤓


Cette première et donc très très longue sélection de podcasts est à présent terminée ! Je la conclue en vous invitant à prolonger le plaisir en lisant différents ouvrages : Le bureau des Mystères tout comme Distorsion ont publié leur premier livre dans lesquels vous pourrez retrouver des histoires angoissantes à vous mettre sous la canine. Je vous invite également, comme je vous le disais plus haut, à lire “La Manufacture du Meurtre” d’Alexandra Midal. Et si comme moi, vous n’en avez jamais assez : je vous conseille, dans un registre vidéo, les chaînes YouTube de Sonya Lwu et de Liv pour encore plus d’histoires angoissantes !

J’espère que cela vous aura plu et surtout n’hésitez pas à me dire si vous souhaitez plus d’articles traitant de sujets mystérieux et angoissants ! Je ne l’exploite pas encore beaucoup ici, mais ça me plairait d’en faire davantage. A bientôt et n’oubliez pas de regarder sous votre lit avant de vous coucher ce soir 👻