Loretta Banana

Badineries

Porcelaine

L’autre soir, lors d’un événement festif, une dame fort élégante et apprêtée, m’a au cours de la conversation, complimentée sur ma peau. Etonnée et presque (encore) gênée, je me suis sentie rougir, je lui ai donc simplement mentionné mon fond de teint (un Bourjois sensationnel si vous voulez tout savoir !) et c’est alors qu’elle a insisté en me parlant également de mon cou et de mon décolleté dont elle trouvait la blancheur apparemment esthétique.

Rouge à lèvres : Rouge Baiser – Fond de teint : Bourjois Healthy Mix (teinte Vanille Clair) – Vernis à ongles : Bourjois So Laque (teinte 02) – Blouse babydoll : vintage

Pourtant, je n’avais qu’une obsession pendant mon adolescence : foncer cette peau qui ne correspondait en rien aux standards en vigueur. Sur la plage, j’avais toujours l’impression d’être celle qu’on regardait en se disant qu’elle n’avait pas dû voir le soleil depuis belle lurette, et dès que les beaux jours pointaient le bout de leur nez : hors de question de montrer mes jambes blanches (et les veines qui vont avec, c’est cadeau). Je pouvais même pousser le vice jusqu’à porter des collants chairs plus foncés pour feindre de tromper l’ennemi. Brrrr ! Bref, je n’ai jamais adoré me mettre au soleil (je suis une fille de la lune, c’est tout).

Pourtant, j’adore depuis toujours aller à la plage, sur la côte d’Azur par exemple, et je rêve même d’y couler ma vie future, mais vous ne me verrez jamais jouer les écrevisses en maillot de bain ! Je n’aimais pas ça, n’aime toujours pas, et la nature fait bien les choses puisque cela est certainement dû à la fragilité de ma peau.

A une époque où il est de bon ton de se faire dorer la pilule sur le sable fin et synonyme de gaieté et de bien-vivre, je suis celle qui garde son bikini à l’abri des palmiers (souvent seule, du coup, les autres préférant le soleil ardent), la capeline bien vissée sur la tête et l’écran total toujours à portée de main ! Mais ça n’a pas toujours été comme ça. Oh ça, non, alors.

Cela a commencé subrepticement. Au retour de nos vacances au soleil avec mes parents lorsque j’avais 14 ans, le pilote de l’avion, un sombre idiot, s’était moqué de mon manque de hâle après 15 jours là-bas… A 14 ans, une jeune fille n’a qu’une seule envie : se conformer à ce qui l’entoure, se fondre dans la masse, et qu’on ne lui fasse rien remarquer, surtout s’il s’agit d’une caractéristique physique, d’autant plus si elle est jugée inesthétique. Manque de chance, à cette époque j’étais beaucoup plus ronde que ce que je ne suis aujourd’hui et j’avais le malheur (pensais-je) d’avoir le teint pâle. Autant de choses souvent subjectives, parfois sociétales et profondément personnelles qui peuvent rendre une jeune fille qui se construit extrêmement vulnérable.

Teint de bidet, blanche comme un derrière, sont parmi les délices que l’on entend lorsqu’on n’a pas la carnation de Kim Kardashian… Encore trop jeune pour m’affirmer et par manque de confiance en moi, la riposte n’a donc pas tardé à faire son arrivée, complexée que j’étais par cette peau trop claire, que je n’arrivais pas à appréhender, qui ne correspondait en rien à ce que je pouvais voir autour de moi. J’ai donc pendant un temps, et par souci de conformisme, passé des heures et des jours entiers à bousiller mon capital soleil en m’exposant avec mes copines adolescentes pendant les heures les plus fortes du zénith, “oubliant” même parfois volontairement mon écran solaire pour “bronzer plus vite” et surtout, surtout, revenir avec un joli bronzage en souvenir… Je vous laisse imaginer le résultat après ça, et les conséquences que ces comportements peuvent avoir s’ils sont trop souvent répétés…

Bronzer. Avoir la peau halée chaque jour de l’année. Correspondre aux diktats que la société et les magazines m’imposaient (et continuent d’imposer) et oublier complètement ce que la génétique m’avait offert. J’alternais donc allègrement les autobronzants, puis j’enchaînais quelques séances d’UV par-ci par-là… Ce petit manège a duré quelques temps (heureusement pas assez je crois pour que ma santé ne soit en danger), mais par chance ma mère qui a toujours su m’apprendre à prendre soin de moi et à m’accepter telle que la nature m’avait faite, m’a vite remise dans le droit chemin. Et puis je me suis surtout aperçue d’une chose : je ne me trouvais pas plus jolie. Non. Je ne me sentais pas non plus mieux dans ma peau (à ce moment-là un pantone plus foncée). Rien de tout ça.

Au contraire, je voyais bien qu’un truc clochait : une exposition trop prolongée même protégée par un indice UV avait tendance à violacer ma peau… Et quand certaines personnes comme ma mère, ou mon père peuvent bronzer en 2/3 jours, il me fallait plus de 2 semaines pour acquérir un hâle léger, en respectant une exposition progressive.

Ce constat m’a ouvert les yeux bien sûr, mais surtout j’ai commencé à comprendre que la nature nous a façonnés à sa manière, et qu’il vaut mieux commencer à l’accepter dès maintenant puisqu’on devra vivre avec toute sa vie ! Et au-delà de l’aspect purement esthétique d’un point de vue sociétal du bronzage (même si pour moi cela reste subjectif) qui nous est vanté à longueur de temps, je trouve ces discours particulièrement dangereux pour les jeunes femmes (et les autres !) qui se persuadent qu’il s’agit là d’un standard à adopter, vaille que vaille, et tant pis pour les dangers qui pourraient advenir plus tard… Je suis malgré tout satisfaite de voir que les points soleil ferment les uns après les autres, preuve que l’on commence à revenir, enfin, de tous ces bronzages artificiels et dangereux.

A l’inverse, je suis toujours désemparée de voir certaines filles à la peau d’ébène vouloir à tout prix blanchir leur peau pour se conformer à un standard plus occidental. Surtout quand on sait à quel point ces produits sont des bombes à retardement pour la santé…. Au final, peu importe le degré de mélanine que notre peau peut comporter, il semblerait qu’on ne soit jamais assez bien pour la société dans laquelle nous évoluons. Comme si la valeur d’une personne pouvait s’évaluer à la nuance de sa peau…

Je m’interroge donc sur ces standards assourdissants qui nous poussent à mettre en péril notre estime et notre santé pour satisfaire une société finalement si malveillante.

Quels médias, quelles personnes ont encore le droit de nous imposer la couleur de notre peau, la morphologie de notre corps, ou encore la manière dont nous nous épilons – ou pas – ? Ces règles et commandements implicites forgent des armées de jeunes femmes bourrées de complexes (mais aussi des hommes, même si on en parle moins), peu confiantes en elles et qui mettent parfois leur santé physique et mentale en danger pour répondre à des critères qu’elles n’arriveront de toute façon jamais à atteindre, tant ceux-ci sont de toute façon inextricables et paradoxaux.

En ce qui me concerne, la teinte de ma peau en fut l’un des chevaux de bataille (parmi d’autres) mais finalement, ils peuvent prendre toutes les formes possibles et imaginables. Aujourd’hui, j’ai appris à aimer cette peau claire, que je préfère d’ailleurs appeler porcelaine que 50 nuances de bidet, j’ai compris aussi que ça ne servait à rien de vouloir prendre une teinte de fond de teint plus foncée, à part pour concurrencer une Queen en phase de contouring dans Ru Paul’s Drag Race. Et moi qui détestais qu’on me parle de mes veines qui se voient au travers de ma peau, j’ai depuis compris qu’elles pouvaient être une arme de séduction.

J’ai appris à prendre soin de ma peau, à l’aimer, à ne plus m’exposer, à la bichonner comme le faisait ma grand-mère, la seule de la famille à avoir eu une peau si claire dans la famille. Je n’hésite plus maintenant également à dire fièrement que je préfère épargner ma peau et rester fraîche et pimpante sous mon palmier (plutôt que de suer et fondre au soleil), lorsque des connaissances ou collègues s’étonnent de me voir revenir trop peu bronzée (à leur goût), au retour de mes vacances.

Je me fais également suivre régulièrement par une dermatologue qui m’a elle-aussi complimentée sur ma peau et m’a confirmée ce que j’avais déjà appris : y faire très attention, ne pas m’exposer et utiliser un indice 50. C’est comme ça, et ça me va très bien ainsi.

Mon article est sans doute un peu brouillon et certainement maladroit, mais si vous ne deviez retenir qu’une chose, c’est d’arrêter de vouloir vous faire la peau, au sens propre comme au figuré. Que cela soit pour des kilos supposés en trop, une peau trop ou pas assez claire, une poitrine trop petite, ou n’importe quel autre critère qu’on vous impose implicitement, car ce n’est pas ce qui vous définit ! Je crois d’ailleurs même que la beauté précisément est dans l’acceptation de soi, elle n’est ni dans les standards, ni dans votre taux de mélanine, ni dans une taille de jeans mais bien dans ce que vous dégagez. C’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique, bien sûr, et c’est un vrai chemin de croix, mais croyez-moi : soyez bienveillant avec vous-même.

Aussi, je finirai cet article avec cette seule citation d’une actrice que j’aime profondément, tant sa beauté intérieure irradiait sa beauté extérieure : “Les filles heureuses sont les plus jolies“, Audrey Hepburn.

Un jean et des Converse roses.

{Préface : ce texte a été écrit il y a 6 mois. J’ai longtemps hésité avant de le publier – allez savoir pourquoi ? – et je me suis finalement décidée à le mettre en ligne, car j’ai été à nouveau témoin d’une anecdote similaire dans le métro. Cette fois, je n’étais pas visée, c’était une jeune femme seule, et mes amis et moi nous sommes interposés. Dans toute sa virilité et son courage, l’homme – ou devrais-je dire la mauviette – qui lui cherchait des noises a déguerpi dès lors que nous nous sommes approchés et lui avons fait face. Preuve supplémentaire que nous devons TOUS élever la voie en de pareilles situations.}

Une fois n’est pas coutume, je ne vais ni parler ni rouge à lèvres, ni cabaret et encore moins de sujets légers pour ce post.
Pourtant, je pense que ce sujet a tout à fait sa place ici, car vous pourriez et avez peut-être été déjà concerné(e)s par le thème que je souhaite aborder. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un thème, c’est surtout une réalité, quelque chose que toutes les femmes ont, malheureusement et j’en ai bien peur, déjà vécu : « le harcèlement de rue ». Est-il vraiment nécessaire de rappeler ce que c’est ? Je pense qu’on a toutes déjà subi ce regard appuyé qui nous rend nerveuse, cette remarque déplacée, sexiste qu’on aurait préféré ne jamais entendre, cet œil inquisiteur qui décortique notre tenue, et parfois, bien plus grave.

J’ai toujours eu le sentiment de vivre « avec » ça, cette peur au ventre le soir en rentrant, cette angoisse de sortir sans collant en été de peur d’être scrutée et dévisagée (cela m’est déjà arrivé), me faire suivre dans la rue puis abordée lourdement alors même que je m’apprête à aller courir tranquillement, que je suis en baskets et n’ai aucune trace de maquillage sur le visage… Et pourtant à chaque fois, impossible de trouver les mots pour me « défendre », faire comprendre à cet individu qu’il me dérange et que son attitude n’est pas acceptable.

Mais ce matin, je me sentais forte. Ce matin, ça n’était pas comme d’habitude. Ce matin, j’avais en tête l’histoire horrible qu’une jeune femme que j’ai rencontrée hier soir a vécu dans le métro il y a à peine 1 mois ( elle va bien). Et ce matin, j’avais envie de m’habiller simplement, en jean et Converse roses. C’est si rare que cela mérite d’être précisé : pas l’ombre d’une robe fourreau, ni d’un collant couture, ni même d’un rouge à lèvres vermeil ! (Et oui, blague à part : il m’arrive aussi de m’habiller le plus simplement du monde et c’est pourtant souvent à ce moment-là que je suis le plus enquiquinée… Les femmes assumées, féminines et renvoyant l’image de personnes sûres d’elles feraient-elles peur à ces messieurs à l’éducation douteuse ?…)

Pour autant, si j’avais eu envie de sortir ainsi, ou même en bikini, en combinaison de ski, ou avec un panier de fruits sur la tête, c’est mon droit le plus total, et personne, pas même votre entourage ne devrait pouvoir un jour vous signifier que vous avez mérité une agression ou un regard déplacé parce que vous étiez habillées d’une manière qu’une personne extérieure juge « inappropriée » ! Mais bref, je digresse.

Ce matin donc, je m’installe, comme tous les matins, à mon terminus, sur un siège qui fait face à un autre siège. Un homme rentre puis s’installe en face de moi. Il n’est même pas assis, que je sens déjà son regard se poser lourdement sur moi. Pendant quelques minutes, je fais mine de m’occuper sur mon téléphone cellulaire, et j’en profite pour le raconter à mes amis via Messenger, comme pour ne pas me sentir seule. Car à ce moment précis, et bien que je ne sois pas seule dans la rame (qui en plus, venait de se bloquer – impossible donc d’en sortir), je me sens affreusement seule, face à cette situation inconfortable.

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années environ, me semble dérangeant et dérangé. Il sort un énorme livre d’art Égyptien (comme quoi, j’aurai presque pu trouver des points communs avec cet énergumène), tourne les pages, tout en continuant de me fixer de manière totalement exagérée. Je me sens rougir, je fais mine de fouiller dans mon sac, mais son regard est encore plus insistant, je le sens. Désormais, il regarde avec attention les moindres détails de ma tenue, jusqu’à se pencher pour voir quelles chaussures sont à mes pieds. Autour de moi, personne ne semble réagir, et le métro, lui, est toujours bloqué. La situation dure plusieurs minutes qui me semblent une éternité.

Il m’était déjà arrivé de vivre pareille situation (et même, bien pire, mais ce n’est plus le sujet), et j’aurai tout à fait pu changer de place, mais ce matin, je n’en avais pas envie. Je me suis installée en premier, et j’ai autant le droit de vivre sereinement mon trajet que cet individu et ce n’est pas à moi de partir, je ne suis pas en tort ! Je pense à ouvrir un livre, pour esquiver son regard, mais je sais pertinemment qu’il me serait impossible de lire les pages avec attention, et de toute façon, je n’ai, d’un seul coup, plus envie d’ignorer son comportement.

Je me décide à me confronter à son regard, en lui lançant un œil noir dont j’ai pourtant le secret ! L’homme ne sourcille pas, et continue de plus belle à me dévisager, et ce jeu semble même l’amuser. Il tournicote les pages abîmées de son bouquin, puis soudain, mon cerveau reptilien se réveille, ne supportant plus l’état d’objet ou de souris face à un chat auquel cet affreux bonhomme semble me reléguer. Je l’interpelle, avec une voix franche et assurée : « Vous avez un problème ?… ». Ah. Pas de réponse. Pensait-il que je resterai muette devant son arrogance ?

L’homme ne dit rien, me fait non de la tête. Je continue : « Non, parce que, depuis tout à l’heure, vous me dévisagez, et cela est très inconfortable et je veux que vous cessiez immédiatement ». Je ne reviens pas d’avoir osé le lui dire, et je lis la surprise, puis la gêne dans son regard. Il continue de se tasser sur son siège, bredouille qu’il est en train de lire, et je répète, encore un peu plus fort ce que je venais de dire juste avant, pour que les personnes présentes dans le wagon puissent comprendre ce qui est en train de se passer.

Les regards se tournent vers lui, une jeune femme me regarde, puis le fixe d’un mauvais œil, c’est désormais sûr : je ne me sens plus seule. Le bonhomme, lui, baisse les yeux, et agit comme un enfant qu’on aurait réprimandé ! C’est désormais lui, qui est mal à l’aise ! Incroyable comme les rôles sont désormais inversés. J’ai peut-être l’air jeune, fragile de par mon petit mètre 60, et je porte peut-être des baskets roses aujourd’hui, mais je ne me laisserai pas faire, et je trouve cela parfaitement inacceptable qu’un prétendu homme, plus grand, plus âgé et plus “fort” que moi puisse penser qu’il est normal de prendre le dessus sur plus “faible” que soi.

Les portes du métro se rouvrent, et c’est le train de la rame d’en face qui finalement doit partir. Je me lève, énervée, et l’homme murmure un « désolé » auquel je ne prête aucune attention, encore bien trop fébrile par la situation.

Je m’installe dans le train d’en face, mais l’homme n’est pas assez rapide (ou bien trop honteux pour rejoindre le train dans lequel tous les voyageurs sont désormais), les portes se ferment, et je le vois me fixer depuis le quai, avec un regard profond. (J’ignore s’il s’agissait là d’une intimidation, mais je crois qu’à ce moment-là mon cerveau reptilien aurait exhorté le félin qui sommeille en moi pour lui bondir à la gorge en cas d’affront supplémentaire.)

La jeune femme qui avait assisté à toute la scène s’installe en face de moi pour me parler et me confirmer qu’elle a remarqué son attitude dérangeante à mon égard. Nous échangeons quelques mots, et, ce matin, je comprends une chose en lui parlant : il ne faut jamais rester silencieuse. Il ne faut jamais rester silencieuse car vous donnez raison à l’individu en face de vous de continuer. Il ne faut pas non plus rester silencieuse, parce que les gens autour de vous ne voient pas (ou parfois ne veulent pas voir) une situation inacceptable, mais énoncer à haute voix ce que vous vivez et en informer les personnes autour de vous peut désamorcer un contexte d’insécurité, comme ça a été le cas pour moi ce matin.

C’est loin, très loin, d’être la pire anecdote que j’ai vécue et encore plus loin de celle d’autres jeunes femmes malheureusement, je le sais bien, mais celle-ci m’a marquée aujourd’hui parce que je m’en suis sortie grandie en osant confronter ce type. Je ne dis pas que ceci serait aussi simple, un soir, seule dans la rue. Mais je suis fière d’avoir pu renverser la vapeur en mettant ce type presque plus mal à l’aise que je ne l’ai été.

Ne restez jamais silencieuse, habillez-vous comme bon vous semble et n’ayez pas honte d’être ce que la nature a fait de vous : des Femmes. Demain, c’est décidé : je ressors mes talons et gare aux vieux schnock et son bouquin d’art Egyptien.

(PS : Pour vous prémunir et sur les conseils de mes collègues, vous pouvez télécharger l’application “HandsAway” pour lutter contre le harcèlement de rue, vous permettre de témoigner et devenir “Street Angel”.)

(Photo : Pin-Up Story photos by Marc Philbert)

Mon complexe Jayne Mansfield

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Jayne Mansfield est l’une de ces actrices dont on ne connait pas forcément le nom ici en France, mais dont le visage nous est familier.

Avec sa silhouette pulpeuse de Betty Boop et son minois qui n’est pas sans rappeler Marilyn Monroe, elle fut l’une des figures incontournables du vieil Hollywood. Il y a quelques années de cela, j’ai développé une fascination pour son personnage, chargé de nombreux fantasmes et légendes retracés via la très belle biographie de l’écrivain Simon Liberati que je vous conseille chaudement.

Si je vous parle d’elle aujourd’hui, c’est qu’elle et moi avons une passion non dissimulée pour les intérieurs roses, et même si l’actrice l’avait poussé bien au-delà de ce que j’aurai osé faire chez moi (jetez un oeil à ce superbe article pour vous en rendre compte), il n’en reste pas moins que j’ai développé ce que j’appelle “mon complexe Jayne Mansfield” : un soupçon de kitsch, beaucoup de rose et un univers très Boudoir.

Je me suis amusée à capturer quelques détails de mon intérieur qui me semblaient en adéquation avec l’univers si féminin de Jayne. Vous me suivez ?

 

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Escarpins en résille, perles et satin MENBUR chez GLAMUSE // Platine CROSLEY

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Fauteuil capitonné en velours rose MAISONS DU MONDE // Robe FOREVER21 // Sac pochette avec fermoir art déco ANDRE

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Parfum d’intérieur à poire LADUREE

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Illustration : MZELLE FRAISE // Cadre : IKEA

jaynemansfield8Bonus : mon chat Ulotte qui a décidé d’imposer son museau sur les photos ! ^__^