Loretta Banana

Month: December 2017

Le démaquillage sans coton recyclable : c’est coton !

Vous me l’accorderez : ce titre à double lecture était facile ! Mais savez-vous justement d’où provient cette expression, « c’est coton » ? Il s’agit d’une formulation argotique qui date de la 2e partie du 19e siècle et qui fait référence au tissage dudit matériau qui nécessitait d’être très méticuleux et précautionneux et qui, par-dessus le marché, pouvait provoquer des difficultés respiratoires de par les poussières de coton. On connait donc aujourd’hui cette expression pour parler d’une tache laborieuse et difficile…

Et justement, le démaquillage ne ferait-il pas partie de ce genre de besogne ? Autant le maquillage m’a toujours paru un moment doux, relaxant, gratifiant et créatif, autant le démaquillage est ce moment que l’on redoute et qu’on est pourtant soulagé d’avoir fait une fois qu’il est terminé. C’est long, ça irrite, ça rougit… bref, c’est tout sauf une partie de plaisir !

Et il faut le dire, le coton n’y est pas étranger, pour peu que l’on n’en soit pas à court ! Ajouté à cela la composition de la plupart des cotons que l’on trouve dans le commerce, blanchis au chlore, et qui participent insidieusement à la pollution de la planète, et qui encombrent nos placards dans leur sachet de plastique…

C’est simple, faites le calcul : si vous utilisez environ 4 cotons par jour, on monte facilement à 120 cotons/mois et 1460 par an environ ! C’est en prenant conscience de ce chiffre et lassée de devoir refaire mon stock tous les quatre matins, que j’ai décidé de tester les cotons recyclables.

Ma première expérience n’a pas été aussi concluante que je l’aurai souhaité, et j’ai presque abandonné, mais c’est en découvrant une seconde marque de cotons que j’ai vraiment réussi à prendre le pli et que j’ai été convaincue du bienfondé de cette démarche alternative et éthique !

Vous l’aurez donc compris : pour que ce geste vert s’inscrive durablement dans votre routine beauté, il faut impérativement choisir minutieusement la marque et la composition des cotons recyclables que vous utiliserez : nous avons toutes des habitudes, des peaux et des gestes différents qui nécessitent un minimum d’attention ! Je vais donc vous indiquer les deux marques que j’ai testées et je vais essayer au mieux de partager mon expérience (réussie) pour vous aider à adopter ce geste eco-friendly !

Ma première expérience avec le kit de lingettes démaquillantes LAMAZUNA
Je l’avoue, j’ai foncé en voyant leur petit design rond, adorable, à double face et hyper accessible : -15€ les 10 lingettes ! La promesse était elle aussi du genre à faire battre mon coeur à 100 à l’heure : leur composition microfibre en polyamide et polyester vous exempte de démaquillant. Il suffit de mouiller les lingettes et de les utiliser tel quel !

J’avais bien sûr quelques réticences, car même si je suis moins maquillée que Ru Paul au quotidien, j’aime quand même avoir un cat eye bien épais et un rouge à lèvres rouge mat. Je ne vais pas tourner autour du pot : le produit n’a pas tenu ses promesses. Ou au détriment de dix minutes de démaquillage intensif…

Pour ne rien arranger, la lingette était aussi un peu petite (à mon goût) et sincèrement je trouvais ma peau beaucoup trop irritée après le démaquillage. Le mythe également de l’eau pour démaquiller n’a pas non plus réellement fonctionné sur moi, et j’était tout de même contrainte d’utiliser une eau micellaire, qui de surcroit filait sur le côté du coton à cause de la microfibre, ce qui ne facilite en rien le geste et et éclabousse le lavabo ! Autant dire que je redoutais encore plus ce moment le soir venu !

Mais je ne me suis pas découragée pour autant, et j’ai décidé de me renseigner un petit peu plus avant de renoncer.

Sur le site de Mademoiselle Bio, je suis tombée sur un mini coffret de 4 lingettes de la marque « Les tendances d’Emma » et leur grand format rectangulaire, en coton bio et bi-face et je me suis dit qu’après tout ça ne me coûtait (presque) rien d’essayer. Dès que je les ai reçues, j’ai été bluffée par la composition ultra douce et je n’avais qu’une seule envie : les essayer et me démaquiller !

Alors bien sûr, votre eau micellaire reste indispensable avec ces grands disques, mais QUEL BONHEUR à utiliser ! Vraiment ! Leur double face est également super appréciable, selon que l’on souhaite légèrement exfolier sur la face « râpeuse » ou juste y aller tout en douceur avec l’autre côté.

Pour tout vous dire, j’ai même été subjuguée de voir que ma peau ne « tiraillait » plus après l’étape démaquillage, moi qui ai vécu des années avec cette sensation désagréable, malgré tous les produits pour peau sensible utilisés.
Suite à ce test plus que concluant, je me suis décidée à commander le kit de 20 lingettes à un peu plus de 30€ et… je ne les quitte plus ! Je ne regrette pas ce que j’estime être un investissement et un geste pour rendre notre planète et notre peau toutes deux plus belles !

Comment choisir la composition de vos disques ?
Là encore, selon votre peau et ses caractéristiques, vous pouvez commander vos cotons avec des compositions différentes : eucalyptus, bambou, ou coton bio ! Ces différences de matières influent aussi sur le type de produit que vous utilisez : typiquement, si vous êtes plus huile et texture épaisse (tout ce que je n’utilise pas ^^), il faudra plutôt opter pour le bambou, tandis que les eaux micellaires et hydrolats se plairont mieux sur le coton bio. Tout est expliqué sur le site des Tendances d’Emma pour vous aider à choisir, alors lisez ces informations attentivement avant de vous lancer !

Comment entretenir et laver ses disques ?
La petite contrainte des disques, c’est le roulement. C’est pour cette raison que je vous conseille de vous faire un bon stock de 20/25 cotons pour avoir suffisamment de temps pour les nettoyer. Le plus simple est de les glisser dans votre machine à laver, chaque fois que vous avez prévu un lavage. Ces disques se nettoient très bien à 40°, mais mieux vaut ne pas aller au-dessus. Cependant je vous rassure : mes pauvres cotons se sont retrouvés dans de beaux draps à 60°, et ils ont survécu et étaient impeccables après cette aventure ! (Dans tous les kits vous trouverez un filet de lavage, y compris chez Lamazuna, pour vous permettre de les laver en toute sécurité)

Si vous n’êtes pas équipé d’une machine à laver et que vous devez vous rendre au lavomatic 1x/semaine, c’est tout de suite un peu plus contraignant. J’avoue ne jamais les avoir lavés à la main, mais je pense qu’à 30° en les frottant bien avec une lessive douce dans une petite bassine, l’affaire devrait être dans le filet de lavage ! (C’est un peu moins écolo, mais si vous y mettez aussi vos jolies petites culottes en dentelle, ça fonctionne !)

Pour résumer, je ne peux que vous conseiller d’adopter ce geste, d’autant que les lingettes sont prévues (si vous les chouchoutez) pour vivre 356 démaquillages ! Autant dire que vous avez de la marge !

—> Mon vrai coup de coeur va donc aux Tendances D’Emma et leurs disques super doux et efficaces (pour vous dire, je les ai adoptées depuis +2 mois et je suis contente de les retrouver à chaque démaquillage ou lotion) et vous conviendront si, comme moi, vous aimez les cotons suffisamment grands pour correctement vous démaquiller.

—> Si vous êtes plutôt une adepte du nude, que vous vous maquillez très peu et que vous cherchez une lingette d’appoint, notamment pour les voyages, j’imagine que les Lamazuna feront parfaitement l’affaire !

J’espère que ce (long) article aura permis de vous éclairer sur ce sujet et que vous aurez envie de vous lancer, vous aussi !

Toutes griffes dehors !

Qui dit réveillon du nouvel an dit bien sûr flute de Champagne ! Et qui dit flûte de Champagne, dit ongles parfaitement manucurés pour vous saisir (avec modération évidemment) de votre coupe remplie de bulles ! Pour avoir autant d’élégance que Zelda Fitzgerald en soirée, nul n’est censé ignorer que vos ongles doivent être impec’ (et en toutes circonstances, d’ailleurs, et ce dans la limite du possible). Que celle qui prétend le contraire me jette le premier bretzel au visage ! 

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Comme il m’est TRES régulièrement demandé (même par les conseillères de chez SEPHORA ! ) si 1) mes ongles sont vrais et si 2) s’ils sont véritablement “vrais”, comment je m’occupe de ceux-ci, j’ai pensé qu’un article sur le sujet pourrait être intéressant à la veille de LA soirée où vous devriez briller.

Ce sont bien sûr mes petites astuces, et je ne prétends pas qu’elles puissent convenir à tout le monde, mais vous pouvez toujours les essayer pour vous faire votre propre idée !

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Tout d’abord, la base, c’est la B-A-S-E.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, c’est bien celle-ci ! Vos ongles vous diront merci ! Les miens n’ont jamais aussi bien poussés qu’avec une base appliquée avant chaque vernis, ou même au naturel. La base permettra à vos ongles de se solidifier et d’éviter de se dédoubler ou de se fendiller. J’en ai testées des tonnes (de la moins chère KIKO à la plus chère MAVALA) pour finalement trouver mon astuce magique chez CHINA GLAZE. Je déplore que cette marque soit si peu distribuée car leurs vernis sont aussi beaux qu’efficaces ! Et surtout, SURTOUT, c’est depuis que j’ai trouvée leur base “strong adhesion” que mes ongles se sont mis à pousser ! Je l’applique depuis juin/juillet et il aura suffit que j’oublie celle-ci en vacances pour qu’en un seul mois, mes ongles perdent de leur superbe (preuve donc que ce produit y a été pour beaucoup dans la pousse). Heureusement, et grâce à mon ami Amazon, j’ai eu vite fait d’en recevoir une nouvelle en 2 clics chez moi.

En amande, tu les limeras !
Alors je risque très certainement de me mettre quelques unes d’entre vous à dos, mais je dois vous avouer quelque chose : je trouve les ongles longs et carrés tout simplement pas jolis du tout… Les avoir longs n’est pas permis pour tout le monde car parfois, ils n’arrivent pas à pousser, ils nécessitent de l’entretien et puis il faut le dire : c’est peut-être glamour, mais c’est aussi pénible ! (RDV en fin d’article pour une tranche de vie sur le sujet)*

Aussi, mieux vaut les avoir courts, mais impeccables, ou légèrement arrondis pour plus d’élégance. Mais en ce qui me concerne, le plus joli reste bien sûr l’ongle long et en forme d’amande, typique des manucures des starlettes Hollywoodiennes. Seulement, ce n’est pas avec les limes bons marché que vous trouverez dans le commerce que vous arriverez à un résultat satisfaisant ! Non seulement vous allez perdre votre ongle en cours de route, mais surtout vous allez y passer des heures, au bas mot !
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Là encore, c’est un produit magique qui m’a sauvé et c’est mon Doren qui me l’a offert. Cette lime à ongles porte très bien son nom “THE CURVE” et arbore un imprimé léopard qui n’est pas pour me déplaire, vous vous en doutez. Sa forme arrondie est parfaite et en quelques minutes, vous verrez que votre ongle prendra naturellement la forme d’une amande. Pour y parvenir, il faut surtout limer les bords droits et gauches de votre ongle, puis ensuite remonter doucement vers la pointe. Promis, c’est plus facile à faire, qu’à lire ! De plus, sa matière est en plastique et abîme beaucoup moins l’ongle qu’une lime classique ! Il suffit ensuite de la rincer sous l’eau pour la nettoyer et de la sécher à l’air libre. Elle dure donc en plus beaucoup, beaucoup plus longtemps qu’une lime ordinaire. Vous pourrez retrouver cette petite merveille chez SEPHORA.

Red, Ô, red !
Pour la couleur de votre vernis, c’est à vous de choisir, mais rien n’est plus fatal qu’un joli rouge (tout type de pantone confondu, du plus foncé au plus corail) ! J’ai ici mis en avant les vernis CHARLOTTE OLYMPIA pour MAC COSMETICS et même si j’adore leur design et leur couleur, je ne suis pas convaincue DU TOUT par leur tenue. Mais il faut avouer qu’ils allaient parfaitement dans le style des photos ! ^^ En ce qui concerne les vernis, comme je vous le disais plus haut, j’aime beaucoup les CHINA GLAZE mais aussi les O.P.I
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Enfin, je peaufine toujours mes deux couches de vernis par un top coat (pour faire mieux tenir la manucure), et ici encore, je triche un peu car je remets le Strong Adhesion de CHINA GLAZE (qui est MA base coat, si vous avez bien suivi) mais je me suis aperçue qu’il permettait à mon vernis, selon sa qualité, de tenir environ 1 semaine ! J’alterne aussi avec le REVLON Color Stay Gel Envy Diamond Top coat qui donne un fini ultra brillant, parfait pour le 31 décembre !

Avec toutes ces petites astuces, vous devriez avoir une manucure parfaite pour 2017 et être éclatante jusqu’au bout des ongles ! Pour finir, voici quelques dernières recommandations pour vous aider à garder vos griffes aussi acérées que possible :

faites votre vaisselle et votre ménage avec des gants (non seulement vous éviterez de mettre votre peau en contact avec des agents toxiques, mais vos mains resteront hydratées et votre manucure retardera son écaillement)

hydratez vos mains et vos ongles aussi souvent que possible

évitez d’ouvrir vous-mêmes des canettes, de décoller des étiquettes ou ce genre de chose autant que possible ^^

portez des gants dès que l’occasion se présente (et ce n’est pas très difficile avec ce froid de canard) : votre manucure sera protégée des chocs, vos mains des gerçures causées par le froid, et en plus c’est très élégant ! Et vous pourrez dévoiler avec glamour vos mains le moment venu : succès garanti !

Et vous, quelles sont vos petites astuces pour une manucure parfaite ? En attendant de vous lire, je vous souhaite une fin d’année 2017 aussi pétillante que possible ! Profitez de vos proches et rendez-vous en 2018✨🎉

*Entendre ce petit cliquetis de l’ongle sur la surface de votre Smartphone, au point que vous êtes obligées de taper, à l’aide de votre index, à la verticale vos SMS, c’est toujours un gage d’hilarité pour certains ! Et je ne vous raconterai pas l’histoire où, avec mes ongles incroyablement longs, je ne parvenais plus à récupérer ma carte bancaire du distributeur. Ahem. (Je les ai raccourcis, depuis.)

 

 

Ma nuit au Moulin Rouge (suite et fin)

Nous revoici pour le volet 2 (et final) de ma soirée au Moulin Rouge. 

Tout d’abord, je tiens sincèrement à remercier l’équipe du Moulin Rouge pour leur accueil et leurs anecdotes sur l’histoire du lieu car cela a ajouté à la magie de mon expérience. Mais avant toute chose, j’aimerais recontextualiser mes impressions sur la revue Féerie : j’avais en tête un cabaret avec des danseuses ultra glamour autour d’une figure de proue façon Mistinguett ou Satine dans le film de Baz Luhrmann. Quelque chose de très canaille, fripon voire glamour à l’excès. Mais il faut dire qu’à force de fréquenter des cabarets burlesque, ma vision de ce genre de show s’est forgée avec un imaginaire très marqué, très Dita Von Teese (ou dans un univers plus cartoonesque, Jessica Rabbit). Et si c’est ce que vous recherchez, je serai tentée de dire que le Moulin Rouge n’est peut-être pas le lieu pour cela.

Pour autant, j’ai passé une soirée magnifique, le lieu à lui seul ayant dépassé toutes mes espérances : la salle de spectacle est d’une beauté spectaculaire (le Moulin a été entièrement rénové dans les années 50 par Jo France et le peintre Henri Mahé suite aux dégâts de la Seconde Guerre Mondiale pour lui redonner toute sa splendeur d’antan) et j’ai eu l’impression de vivre un petit rêve éveillé, à naviguer dans les allées de ce lieu qui semble figé par le temps (sans pour autant sentir la poussière). Il suffit juste de pénétrer dans les murs feutrés du Moulin Rouge pour s’imprégner et sentir toute l’histoire, tous les fantômes qui semblent continuer de vivre (et danser) dans ce haut lieu historique de Paris.

Depuis 1955, le Moulin Rouge a enfin repris ses lettres de noblesse et vu défiler bien des artistes qui s’y sont révélés (Charles Trenet, Charles Aznavour…) ou y ont juste passé la soirée, de l’autre côté de la scène ! (J’ai ainsi découvert qu’Elvis Presley y faisait une halte à chacune de ses visites Parisiennes et qu’il aurait eu le béguin pour l’une des danseuses de French Cancan…) !

La dernière revue en date, Féerie (celles-ci ont toutes un nom en « F » selon la superstition devenue tradition instaurée par Jacki Clérico, le successeur du Moulin), est celle que j’ai eu l’occasion de voir. En quelques chiffres (qui donnent le tournis) : « Féerie » est composée d’une troupe de 80 artistes, dont les 60 Doriss Girls recrutées dans le monde entier et de 1 000 costumes de plumes, de strass et de paillettes réalisés dans les ateliers parisiens les plus prestigieux.

Pour faire de la danse de cabaret et être plutôt pointue sur le sujet (je crois), je vous confirme que les costumes sont d’une beauté et d’une minutie rares et épousent parfaitement les mouvements et les chorégraphies. D’ailleurs, c’est l’une des choses que j’ai préférées dans le spectacle (on ne se refait pas !). J’ai été aussi transcendée par ce que j’appelle les Chorus Girls (les danseuses souvent placées dans le fond avec des costumes spectaculaires et des chorégraphies très « cabaret ») qui évoluent avec grâce et un glamour maîtrisé. Plumes, paillettes et talons virevoltent dans des danses savamment orchestrées et thématisées : French Cancan, le cirque et ses lionnes (les Doriss Girls habillées comme des fauves séducteurs), et des numéros s’imprégnant d’histoires et ou de pirateries !

J’ai été moins transportée cependant par les danses des hommes (les Doriss Dancers) qui, à mon sens, sont trop policés et s’intègrent moins bien au spectacle (je crois que j’aurai préféré qu’ils jouent la carte de l’extrême avec un côté plus drag queen – la grandiloquence est mon art de vivre) ainsi que par les musiques quelquefois un peu vieillottes et caricaturales (pourtant enregistrées par un orchestre de 80 musiciens et 60 choristes). Mais une fois encore, ceci n’est que mon avis et je tente d’être le plus objective possible et sincère pour vous donner une opinion honnête.

Je dois également absolument vous évoquer l’un des numéros les plus étourdissants du spectacle : l’aquarium ! Alors que le spectacle suit son cours, le parquet disparaît sous la scène pour laisser surgir un immense bassin transparent… fourmillant d’anacondas ! Arrive alors l’une des danseuses qui plonge dans l’aquarium et se met à exécuter une danse de sirène parmi les serpents. Le numéro est saisissant, aquatique, surprenant et la jeune femme intègre complètement les reptiles à son numéro ce qui ajoute à la superbe de la chorégraphie. Je suis très réfractaire aux animaux en captivité dans les spectacles, cirques, zoos, mais je dois admettre, en mettant de côté mes convictions, que le numéro fait son effet. (A noter que cet aquarium a été intégré depuis les années 1960 afin de renouer avec le faste et l’extravagance de l’époque !)

Enfin, j’ai été très surprise par la qualité des mets proposés ! Tout le personnel était aux petits soins et d’une gentillesse incroyable, bien sûr, mais les dîners-spectacles de cabaret ont souvent une vilaine étiquette qui leur colle à la peau (pailletée) qui voudrait que la qualité des plats soit médiocre. Rien de tout cela au Moulin Rouge ! Les cuisines sont tenues par le chef David Le Quellec et on y sent un véritable désir de faire vivre le lifestyle à la Française, jusque dans les assiettes ! Le pari(s) est donc réussi, même pour moi qui suis végétarienne (ce qui est parfois difficilement compatible avec ce genre de lieu). Et les desserts sont à tomber, eux aussi !

Vous l’aurez donc compris : j’ai passé une soirée magique au Moulin Rouge et j’ai été abasourdie par le lieu ! Je regrette juste quelques petits détails sur la revue, que j’attendais peut-être un peu plus excessivement glamour, mais la technique et la grâce des danseuses ainsi que leurs costumes m’ont vite fait oublier ce détail. C’est également un spectacle tout public qui joue plus sur les codes de la revue que du cabaret et peut donc divertir tous les âges.

J’en suis ressortie avec des paillettes plein les yeux et la musique du French Cancan dans la tête pour le reste de la soirée. Oui définitivement, Paris et son Moulin Rouge sont une fête ! ✨

(Un grand merci au Moulin Rouge pour cette expérience magique et à Rose Grey pour avoir pensé à moi)

Ma nuit au Moulin Rouge 1/2


« La Lune est trop blême, pose un diadème, sur tes cheveux roux… »

OK, le titre est un poil racoleur, et peut-être un peu polisson, certainement à la hauteur de mon excitation lorsque j’ai appris que j’aurai l’occasion de vivre quelque chose dont je rêvais depuis toujours : passer une soirée au Moulin Rouge. Et comme je suis une grande bavarde et que j’ai vraiment un préambule assez conséquent à vous délivrer , j’ai décidé de scinder mon récit en 2 posts distincts pour éviter de vous perdre en route, ou dans les loges des danseuses, bande de chenapans !

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été attirée par ce lieu, même depuis toute petite, et la magie qu’il pouvait susciter en juste trois mots… Le Moulin Rouge… Quelque chose d’un peu interdit, espiègle, peut-être, mais surtout d’esthétique à la fois, fait de femmes coquettes et apprêtées, portant de jolies robes virevoltantes et de messieurs à chapeau haut de forme. Ma fascination pour le cabaret s’est ensuite renforcée par les nombreuses œuvres d’art qui ont pu graviter autour du Moulin, des peintures de Toulouse Lautrec, en passant par les affiches iconiques des années 20 et sa figure de proue, Mistinguett (dont je vous parlerai justement plus bas), jusqu’au film de Baz Lurhmann qui figure dans mon top 5 de mes films fétiches, évidemment. (Pour la petite anecdote, je stoppais TOUJOURS net la VHS – mon dieu ça ne nous rajeunit pas – après la scène d’amour entre Nicole Kidman et Ewan Mc Gregor et leur medley féérique façon Méliès dans le feu éléphant, pour éviter de devoir supporter 1 journée de déprime en raison de la fin tragique).


Et mon obsession n’a jamais fait que grandir un peu plus chaque jour, sans pour autant que je me décide à pousser les portes scintillantes du Bal du Moulin Rouge. Chose curieuse puisque si un endroit nous fascine tant, il semble décidément invraisemblable de se priver d’y aller, surtout lorsqu’on habite Paris ! Pourtant, j’ai traîné mes salomés à paillettes plus d’une fois jusqu’au métro Pigalle mais jamais pour assister à l’iconique Revue de Cancan. Et invariablement la même scène se produisait : je m’arrêtais en plein milieu du boulevard, en face de ce moulin illuminé, comme subjuguée, et je repartais toujours bien sûr avec sa photo dans mon téléphone.


Et puis 2017. Je prends comme seule résolution de me faire le grand chelem des cabarets, parce qu’après tout, il est grand temps que je me nourrisse de tous ces endroits pour m’inspirer, d’autant plus grâce à ma pratique de la danse d’éventails.

Chose curieuse : je reçois à ce moment-là une carte de vœux (de Do It In Paris, si vous voulez tout savoir) dessinée avec une scène centrale sur le boulevard de Clichy et son scintillant Moulin Rouge. Bien sûr, ce n’est qu’une carte, mais je la trouve si jolie et je la perçois tellement comme un signe à ce moment précis que je me dis que, oui, définitivement, cette année, il faudra VRAIMENT que je me décide à y aller.

Une semaine plus tard, je recevais dans ma boite mail une invitation pour passer une soirée au Moulin Rouge. Hasard ou coïncidence, peu importe, mais je voyais juste cela comme un signe un peu magique. (Pour la petite anecdote² (quand je vous disais que j’étais un vrai moulin à paroles..) : j’organisais malheureusement un événement professionnel le soir même de l’invitation. Pourtant, je ne voyais pas comment je pourrais manquer l’occasion. La suite a été faite de larmes et de sang, mais ma soirée professionnelle a bel et bien été décalée – et je remercie d’ailleurs l’une de mes collègues, S., qui se reconnaîtra si elle passe par ici, pour avoir été si bienveillante et me laisser accéder à ce petit rêve que je touchais du doigt).

Avec Jess, nous comptions les jours qui nous séparaient de cette soirée si spéciale, et j’en ai d’ailleurs profité pour me replonger dans mes lectures sur le sujet. A ce titre, je ne saurai que trop vous conseiller le livre “Moulin Rouge” de Christophe Mirambeau aux éditions Assouline (en vente d’ailleurs dans la boutique du Moulin) qui est assez concis mais ponctué de très jolies images d’archive, dont notamment celle de l’éléphant géant installé sur l’arrière du Moulin et qui accueillait en son sein ces messieurs pour assister à des danses du ventre privées (les lapdance de l’époque, en somme). Si vous ne connaissez pas cette anecdote, je vous invite à lire cet article (en anglais) sur l’un de mes blogs fétiches.

Avant donc de vous livrer mon impression globale sur la revue Féerie à laquelle j’ai assistée dans un second post (oui, je suis une vraie petite teigne du teasing), je souhaitais vous dire quelques mots sur la collaboration qui était mise en lumière lors de l’événement. Plus haut, je vous disais à quel point le Moulin Rouge était associé pour moi à l’image des affiches des années 20 telles celles de Charles Gesnar à travers des illustrations puisant dans l’Art Deco et la joie de vivre des Années Folles.

La vedette de ces illustrations – et du Moulin Rouge – était sans conteste la célèbre Mistinguett, et le cabaret a donc décidé de puiser dans les archives et de dépoussiérer ces œuvres joyeuses et rappelant le faste de l’époque  en s’associant à MAISON LECONTE, spécialiste de la décoration et du papier peint et dont les collections s’inspirent de la capitale, pour donner naissance à “Moulin Rouge Folies”. Frises et papiers peints se réinventent avec des designs originaux et éminemment modernes pour redonner vie à l’extravagance des revues du Moulin Rouge.

J’ai été totalement conquise par les jolis éléments de décoration proposés (vous pouvez en avoir un aperçu dans le post (merci pour les photos Jess !) mais également sur le site de Maison Leconte) et je m’imaginais déjà parfaitement avec la frise “Coup de Chapeau” dans mon salon ! J’ai trouvé l’idée de collaboration vraiment intéressante et je verrai tout à fait ce genre de choses dans un hôtel hyper moderne, preuve que le rétro et le contemporain peuvent parfaitement cohabiter !

J’espère que ce premier post vous aura intéressé et permis d’entrer un peu plus dans les coulisses spectaculaires du Moulin Rouge, et restez dans les parages pour la seconde partie ! Je vous laisse, j’ai lever de gambettes ! 💋✨