Loretta Banana

rouge à lèvres

L’expo Objets Précieux Art Deco de la collection du Prince Sadruddin Aga Khan

Imaginez-vous en pleine période des “Roaring Twenties”, les Années Folles*. Les femmes, apprêtées et élégantes, sont désormais prêtes à embrasser leur liberté nouvellement acquise, conséquence de la fin de la première guerre. Elles sortent, vivent leur vie en baladant une féminité exacerbée, symbole de cette époque. Ces beautés aux cheveux courts, et aux robes qui le deviennent tout autant, se raccourcissant à mesure que leur verres se remplissent tandis que leurs cigarettes se consument, ont désormais le droit de fumer, de se maquiller et de boire en public.

Pour accompagner ces nouveaux gestes de séduction propres à cette époque de “Jazz Age” et de soirées endiablées, ces femmes libres exposent leurs précieux objets tels que des minaudières, étuis à cigarettes, poudriers et autres objets en or, complices de leur charme. C’est dans ce contexte qu’est présentée la sublime collection des Objets Précieux Art Deco de la collection exceptionnelle du Prince et de la Princesse Sadruddin Aga Khan.

Nécessaire Cyprès, 1928 – Van Cleef & Arpels
Nécessaire Putti, Paris, 1920 – Cartier

 

J’ai depuis toujours été fascinée par tous ces objets de beauté précieux, tant par leur contenu que leur contenant, et tout ce que cela évoque, qu’il m’était impossible de rater cette très brève exposition (elle se tient du 4 au 25 avril 2018, il vous reste donc quelques jours pour vous y précipiter !). C’est d’ailleurs la première fois qu’elle est présentée en France, et ce dans un écrin de choix, puisqu’elle est exposée à l’école des Arts Joailliers*, 31 rue Danielle Casanova, à 2 pas du métro Opéra.

Vanity Case et étui à cigarettes. Cartier, Paris. Vers 1920

On y déambule au gré de vitrines scintillantes qui exposent donc des trésors d’orfèvrerie, travaillés dans de l’or ou des métaux précieux, souvent sertis de diamants, parfois ornés de nacre, de laque ou d’émail translucide. Les pièces y sont répertoriées par style, tous propres à l’époque : on y découvre de multiples influences, qu’elles soient japonaises ou chinoises (avec des saynètes ou des paysages qui ornent des étuis à cigarettes par exemple) ou bien encore Perses, sans oublier bien sûr le courant Art Déco, qui reste mon préféré.

Etui à cigarettes motif “aubergine”, Paris, 1927 – Van Cleef & Arpels (offert en cadeau d’anniversaire de mariage du Prince Sadruddin à la Princesse Catherine)

 

Nécessaire, Paris, 1925 – Strauss Allard et Meyer

Cette exposition est très rapidement visitée (donc vous n’avez aucune excuse pour la rater !), gratuite et l’école offre même un très dense catalogue reprenant en détail chaque pièce exposée, une véritable mine d’or !

Vous me direz ce que vous en avez pensé si vous l’avez visitée ? En attendant je vais aller jouer au loto pour espérer pouvoir m’offrir un jour une pièce d’histoire si précieuse 

“Objets précieux Art Déco” – Ecole des Arts Joailliers
Du 4 au 25 avril 2018
31, rue Danielle Casanova, Paris 2e (métro Opéra/Tuileries)

*Voici une petite playlist pour vous immerger dans l’époque ! 

**J’ai beau avoir travaillé près de 6 ans dans l’univers de la bijouterie-joaillerie et tout ce qui scintille, j’étais absolument profane sur l’existence de l’école des Arts Joailliers à Paris, soutenue par Van Cleef & Arpels. En quelques mots, cette école accueille toutes les personnes passionnées par l’univers du bijou et qui souhaitent percer les secrets du monde de la joaillerie. Pour en savoir davantage, c’est ici

Coquetterie rétro

Pou Pou Pidou ! En bonne junkie beauty que je suis, je trépignais d’impatience à l’idée de vous concocter ce petit post ! D’ailleurs, ce n’est pas l’envie qui me manque de venir clavarder ici bas, mais le temps lui me fait bien défaut en ce moment. Et vous en conviendrez : mieux vaut poster moins mais bien, que beaucoup et n’importe comment. En tout cas, c’est ici ma manière de voir les choses.

Je disais donc qu’aujourd’hui nous allions parler coquetterie, beauté et fraîcheur avec un soupçon de rétro. Car si nos ancêtres étaient elles aussi de grandes coquettes, les formules de leurs produits de beauté n’étaient pas toujours très fraîches et clean. Le débat est pourtant toujours au cœur de nos préoccupations aujourd’hui, et je pense notamment aux perturbateurs endocriniens et autres parabens, mais pensez qu’à l’époque des années 1800 par exemple les femmes s’enduisaient de crème blanchissante à base… de plomb !

L’idée de ce post n’est absolument pas de décrypter les compositions des produits dont je vais vous parler mais plutôt de mettre en lumière quelques uns de mes derniers coups de coeur beauté qui s’inspirent de maquillage vintage ou en sont des rééditions. Vous êtes prêtes ? C’est parti !anna_sui_poudre_translucide_art_deco

  • Poudre libre pour le visage ANNA SUI

Je le confesse : j’ai d’abord acheté ce produit pour son poudrier et sa houppette qui s’accordaient parfaitement à ma salle de bains ! Et je suis allée de très bonne surprise en très bonne surprise avec cette poudre. Son odeur est à tomber (elle est parfumée à la rose), sa couleur (natural beige) qui était la seule qui restait et me semblait un peu trop foncée pour ma carnation se fond finalement parfaitement à mon teint, et son application est très facile et ne nécessite que peu de matière.

Petite précision tout de même : je n’applique pas cette poudre avec la houppette car je ne suis pas certaine que le résultat soit celui que j’attends et je l’utilise en plus en déco ! Je prélève donc ma poudre avec mon pinceau pour le visage de chez TOO FACED.

Le plus : son prix est assez prohibitif (49€) mais ce boitier contient ÉNORMÉMENT de poudre (de quoi tenir de 6 mois à 1 an) et il est possible d’acheter la recharge uniquement !

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  • La poudre de riz de Java de BOURJOIS

Dans la famille des poudres, je demande la poudre de riz ! Produit vintage par excellence, ce produit est une réédition de la mythique poudre de BOURJOIS du même nom, 150 ans après sa sortie. Après avoir longuement hésité pour me l’acheter car je n’avais pas entendu que de bons échos à son sujet, j’ai finalement cédé à l’appel de son écrin beaucoup trop mignon.bourjois_poudre_riz_vintage

J’ai adoré l’odeur de la poudre (addictive et me rappelant les produits de ma mamie) mais également son utilité. Alors attention : vous devez absolument savoir avant de vous l’offrir que son rendu est fortement irisé. La matière est donc à manier avec précaution pour ne pas briller plus fort que le soleil de Cannes en été ! Je la déconseillé également aux femmes ayant un peau grasse, car cela pourrait accentuer rapidement l’effet peau grasse.

C’est en revanche une petite merveille à utiliser en finition de maquillage, sur les pommettes pour donner un peu de relief, ou même sur les paupières pour apporter un peu de glamour subtil et mieux faire tenir votre liner !

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  • Le parfum solide ROSAVIOLA par DIPTYQUE et OLYMPIA LE TAN

Oh ! Quelle odeur délicieuse… Je vous avais parlé de la bougie juste ici, et j’ai lamentablement succombé à son parfum solide. Il est assez rare que je m’enthousiasme sur un parfum (je vous en parlais même ici) mais celui-ci m’a hypnotisée et correspond en tous points à ce que j’aime. Sa composition complète en plus parfaitement mon parfum chéri (Rose Desgranges) donc tous les feux étaient au vert. (Je trouve en effet cela plus vulgaire que le compte Instagram de Kim Kardashian que de se reparfumer plusieurs fois dans la journée avec des parfums qui n’ont rien à voir les uns avec les autres.)rosaviola_diptyque_olympialetan

Son odeur est donc inspirée de celle des rouges à lèvres avec un soupçon de cuir. Enfin, j’aime la désuétude du parfum solide, qui se glisse secrètement derrière l’oreille, au creux du coude ou des poignets… C’est pour moi l’alternative idéale pour me reparfumer subtilement en cours de journée, et je peux vous certifier que son parfum sait autant se faire remarquer qu’un parfum liquide !

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  • La ligne des rouges à lèvres “Authentique” de ROUGE BAISER

Je ne vais pas y aller par 4 chemins : c’est actuellement ma marque de rouges à lèvres favorite ! C’est tout d’abord l’un des premiers rouges que je me suis offert étant jeune fille, mais je n’avais jamais pu revoir cette marque qui me fascinait tant avec son tube Art Déco et son écrin rendant hommage au dessinateur de mode René Gruau. Et c’est au détour d’un Monoprix que j’ai découvert que la marque continuait d’exister !rouge_baiser_lipstick

Pour la petite histoire, ROUGE BAISER est le premier rouge à lèvres indélébile jamais créé dans les années 1900 et qui est vite devenu le petit préféré d’Audrey Hepburn dans les années 50.

Son odeur est proche de la poudre de riz et sent donc le rouge à lèvres de Mamie, son application peut être compliquée si vous n’avez pas l’habitude des rouges à lèvres très mat, mais son rendu est incroyable. Vous avez un rendez-vous amoureux ? Vous pouvez y aller les yeux fermés, ce rouge a hautement passé le crash test du baiser, ce qui parait tout à fait logique compte tenu de son nom si mignon.

Compte tenu de son prix (13€) et de sa tenue (qui pourtant n’assèche pas autant les lèvres que certains autres rouges à lèvres mats), il a le meilleur rapport qualité/prix. Pour l’avoir encore porté hier, il était encore presque intact après avoir ingurgité mon burger veggie ! Une petite retouche, et c’était reparti reparti !rouge_baiser_lipstick_dita_von_teese

Mon préféré est sans conteste la teinte DAHLIA (402), un rouge doux mais intense ! L’ORCHIDEE (teinte 418) est joli mais relativement foncé et apporte un petit côté mystérieux qui me plait bien. Quant à la teinte HIBISCUS (teinte 419), elle est idéale pour l’été, légèrement pailletée, mais elle adhère moins bien sur les lèvres et sa tenue n’est pas aussi parfaite que les deux autres teintes.rouge_baiser_lipstick2

Bisous bisous !

Et vous, dites-moi quels sont vos produits fétiches rétro ou inspirés par le maquillage vintage ?