Loretta Banana

paris

Dans ma bibliothèque #7 : féminisme & bordels

« Reading gives us somewhere to go when we have to stay where we are. »
(Lire nous donne quelque part où aller quand nous avons à rester là où nous sommes)

[ Préambule ]
Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai toujours ressenti un vif intérêt pour le milieu des courtisanes. Cocottes, lionnes ou grandes horizontales, peu importe la manière dont vous souhaitez les appeler, elles ont peuplé l’imaginaire collectif (et l’histoire) de leurs frasques, de leur parfum de scandale et de leur aura de mystère. On les a souvent dépeintes comme des femmes émancipées, des figures féministes tout en étant des femmes assumées. J’ai lu beaucoup d’ouvrages à leur sujet et j’ai toujours été admirative de leur détermination : La Belle Otéro, Cléo de Mérode, la Castiglione, et bien d’autres, ont souvent occupé mon imaginaire et mes lectures. (Il y avait d’ailleurs une fantastique visite proposée par un guide tout aussi fascinant au sein du célèbre établissement Maxim’s de Paris, connu pour avoir vu défiler bon nombre de Grandes Horizontales, et dans lequel avait été reconstitué un appartement de cocotte à la belle époque. J’ignore si ces visites sont toujours d’actualité, mais je vous la conseille absolument si le sujet vous fascine ainsi que l’Art Nouveau !)

C’est ainsi donc que j’ai commencé à m’intéresser davantage au milieu des bordels ou, appelons les choses telles qu’elles sont : la prostitution, mais toujours d’un point de vue historique, et jamais pour le fustiger mais pour mieux le comprendre, car il est bien souvent opposé au féminisme, une cause qui m’anime aussi énormément. Pour me faire donc ma propre opinion, j’ai voulu creuser davantage le sujet, car bien souvent les médias n’abordent qu’un seul aspect : le sensationnalisme, la victimisation et le racolage. Je pense que comme pour toute thématique, la réalité est bien plus contrastée.

Ceci étant dit, je vais rentrer davantage dans le vif du sujet et vous parler littérature, puisque c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Pour commencer, j’aimerais parler du livre le Guide historique du Paris Libertin que j’ai beaucoup apprécié, puisqu’il mélange habilement histoire et “galanterie”. On y découvre tous les lieux qui ont rythmé la vie sulfureuse des Parisiens dans les années 20, le tout ponctué de photos et d’anecdotes, et c’est fascinant ! J’ai par exemple découvert que l’appellation de “Lorette” était donnée aux jeunes élégantes vivant de leur relation avec ces messieurs – et non, je vous vois venir, mon pseudo ne vient pas de là – en partie du fait que le quartier de Notre-Dame-De-Lorette, alors en pleine construction, abritait leurs amours secrètes. 

« Je suis coquette
Je suis lorette,
Reine du jour, reine sans feu ni lieu !
Eh bien ! J’espère
Quitter la Terre
En mon hôtel… Peut-être l’hôtel-Dieu… » 

C’est dans cette optique que je souhaite vous parler de deux ouvrages que j’ai lus. Presque 100 ans les sépare (l’un est daté de 1928, l’autre de 2019) et pourtant, ils relatent tous les deux la même chose : la narration d’une jeune femme, journaliste pour la première, écrivaine pour la seconde, dans le milieu des bordels. Bien que ces deux livres n’aient rien en commun dans l’écriture et le récit, ils relèvent chacun du domaine du “reportage en immersion”.

Je vais tout d’abord vous parler du plus ancien :

Livre N°1 : Maryse Choisy – Un mois chez les filles

J’avais déjà lu ce livre il y a un moment et avais effleuré son sujet ici

Le contexte :
Maryse Choisy, journaliste et “femme du monde” comme elle aime à le rappeler à plusieurs reprises, se décide à enquêter dans le milieu très fermé de la prostitution parisienne. Rédigé en 1928 et écoulé à plus de 450 000 exemplaires, ce livre fait naturellement scandale et… couler beaucoup d’encre ! Elle endosse tour à tour le rôle de femme de chambre, de danseuse dans un bar lesbien et parvient même à s’introduire dans les dancings de la pègre, pour relater, analyser en toute discrétion les dessous d’un monde obscur et mystérieux. 

Ce que j’en ai pensé : j’ai lu à plusieurs reprises que cet ouvrage était profondément féministe, et même si je trouve l’audace et le courage de Maryse Choisy remarquables (car rappelons tout de même que ce genre de récit est risqué et totalement nouveau pour l’époque), je suis plus mitigée sur l’aspect féministe. Elle n’hésite pas à rabaisser certaines catégories de femmes dans l’optique de mieux mettre en valeur son statut de “Femme du monde”, ce qui à mon sens est éloigné de la définition de féminisme actuel comme je l’entends.

D’autre part, si vous souhaitiez des révélations choquantes, il vous faudra passer votre chemin (et plutôt vous rabattre sur le livre suivant) : certes, ses écrits ont scandalisé ses contemporains, mais d’un point de vue de personne vivant au 21e siècle, l’aspect sulfureux s’est érodé avec le temps. Hormis cela, son récit est passionnant, ponctué de réflexions personnelles intéressantes et qui permettent de s’imaginer ce que devait être la société de son temps.

J’ai aimé ressentir la passion qui l’animait en écrivant ces lignes, son ton parfois moqueur, souvent sournois, et diablement en avance pour l’époque.


 

Livre N°2 : La Maison – Emma Becker

Le contexte :
On reprend le même environnement que pour l’ouvrage précédent, mais cette fois-ci en Allemagne, au 21e siècle. On mélange le tout, et cela donne le livre La Maison d’Emma Becker. 
Cette toute jeune Française, écrivaine de son état et dont j’ignorais l’existence auparavant, réside à Berlin, en Allemagne. Pour les besoins d’un futur ouvrage (ou pour se connaître elle-même, j’aurais plutôt tendance à penser), elle décide de rejoindre une maison close légale, puisque la prostitution est acceptée et tolérée en Allemagne. 

Au travers de son roman, elle dissèque ce monde inconnu, parle de ses collègues, de ses clients, de sa vie, en somme.

Ce que j’en ai pensé :

Premier constat : 100 ans après Maryse Choisy, rien n’a vraiment changé. Faire le choix de la prostitution comme décision assumée semble préjudiciable aux yeux de la société. J’ai regardé beaucoup de reportages, écouté des podcasts traitant de son livre, et les avis semblent toujours en demi-teinte. Comme si le fait d’embrasser ce choix était inacceptable, que la société avait à valider – ou non – le bien-fondé de sa démarche. Et rien que pour ça, j’ai eu envie de la lire ! Car que cela plaise ou non, n’importe quel humain, a le droit de disposer entièrement de son corps.

Toutefois, vous dire que j’ai adoré ce livre serait un mensonge. Mais vous affirmer le contraire le serait tout autant. J’ai lu ici et là que ce récit était un hommage déguisé à la prostitution. Ce n’est pas totalement faux, mais il s’agit surtout à mon sens d’une démarche personnelle très intime, très ancrée en elle, qui bien sûr, peut choquer, puisqu’elle va totalement à contre-courant de la bienséance (feinte) que la société souhaite nous projeter. Et grand diable, vous pensez : une femme qui dispose de son corps et fait de l’argent avec ? Mais vous n’y pensez pas ! 

Bref, c’est par curiosité et féminisme que j’ai eu envie de lire son expérience. Je ne veux pas vous spoiler son récit, mais je suis loin d’avoir accroché avec tout. Et contrairement à l’ouvrage de Maryse Choisy, l’omniprésence de scènes de sexe avant même son arrivée dans la Maison dans laquelle elle travaillera est, je trouve, un peu à côté de la plaque et pas forcément utile, tout comme la banalisation de la drogue qui revient à tout bout de champs. Je comprends qu’elle ait pu en avoir “besoin” pour tenir le choc, mais c’est le fait qu’elle le banalise un peu avec nonchalance qui m’a chiffonnée.

Le tout manque, à mon goût, (car encore une fois, ce n’est que mon humble avis !), de cohérence et de structure, et j’ai parfois trouvé son ton très condescendant, voire hautain. J’avais du mal à me sentir proche d’elle et à me projeter dans son expérience à cause de cela. Néanmoins, je dois tout de même dire que j’ai été très absorbée par son récit, et que j’ai lu son livre très rapidement. Malgré mon agacement parfois, je n’arrivais pas à lâcher mon bouquin, et j’ai trouvé sa démarche courageuse et nécessaire car tout le monde n’en aurait pas été capable, et j’ai vraiment senti que cela relevait d’un désir plus personnel que la rédaction d’un livre.

Ce que j’ai aimé par-dessus tout, et c’est pour ça que je vous conseille ce livre au final, c’est son amour des femmes et du féminin. Finalement, la prostitution n’est qu’une toile de fond, et même si certains clients sont évoqués, ce sont les femmes, qui sont les héroïnes de son récit. J’ai senti une vraie cohésion entre ces femmes, une admiration aussi de leur beauté, de leur féminité. Certains passages où elle prend le temps de détailler ses collègues, leur allure, leur personnalité, sont émouvants et très beaux. Une dimension qui manque cruellement au livre de Maryse Choisy.

Enfin, je me suis retrouvée sous un aspect qui la pousse à cette expérience : sa recherche de féminité. Elle évoque sans détour son obsession pour les femmes, et plus globalement sur la recherche de féminité, dans ses yeux et dans ceux des autres, quelque chose qui m’a toujours animée, depuis toute petite. J’en parle d’ailleurs ici. Et d’une certaine manière, c’est ce qui m’a aussi poussée dans le burlesque. Alors même si je n’irai jamais vendre mes charmes dans une maison close (avouez que vous y avez cru un quart de seconde hahaha), j’ai dans un sens, compris sa démarche profonde.


Cette curiosité m’a donc tout naturellement amenée à me documenter sur ce que la prostitution voulait dire aujourd’hui. J’ai écouté de nombreux podcasts à ce sujet, dont voici ceux que je vous conseille en priorité :

– “Prostitution : ceux qui disent oui, ceux qui disent non” de Binge Audio 

– Ensuite, je vous conseille vivement “Le Putain de Podcast réalisé par Loubna, une ancienne TDS et qui, chaque mois, invite une personne travaillant dans ce milieu. On est très loin des stéréotypes véhiculés par les médias, j’ai appris énormément de choses, cela déconstruit totalement les préjugés de manière simple et humaine. C’est vraiment un contenu de grande qualité, qui devrait être écouté par tous/tes.

– Enfin, ma douce amie Maty m’a conseillée une série de 10 épisodes de podcasts produits par Nouvelles Ecoutes, intitulée “La politique des Putes”. Le thème est ici également abordé par des TDS. Je trouve ce podcast plus politiquement engagé que le précédent, mais c’est justement ce qui m’a plu, il m’a ouvert de nouvelles perspectives de pensée et d’interrogations. Beaucoup de questions sociétales y sont soulevées, car finalement on peut légitimement se demander, par extension, si la sexualisation n’est pas une forme de prostitution ? Bref, vous l’aurez compris, ce podcast est extrêmement riche et vraiment édifiant, j’ai trouvé chaque témoignage fort et extrêmement courageux.

Enfin, que l’on soit bien clair : je ne débattrai pas de savoir ici, si oui ou non, la prostitution devrait être interdite ou tolérée voire même acceptée (même si en filigrane, j’imagine que vous devez vous faire votre idée), non pas que je n’ai pas d’avis là-dessus, bien au contraire, (j’en ai un et je le crois honnête) mais plutôt de simplement vous exposer divers contenus pour enrichir votre opinion. Je n’ai de toute façon pas la prétention de balayer tous les tenants et aboutissants et il serait d’ailleurs impossible de tout faire tenir en un seul et même article qui puisse être digeste pour vous. Toutefois, il est possible que je publie d’autres articles en fonction de mes prochaines lectures (même s’il est fort probable que ceux-ci traitent de ce sujet dans l’histoire, qui est tout de même le pans qui attire le plus mon attention).

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Vous pouvez consulter les précédentes éditions de ma série “Dans ma bibliothèque” : Glamour Hollywoodien // Destins de femmes féministes // Roaring 20’s & babydolls // “Esprit es-tu là ?

J’ai deux amours, mon Pays et Paris ♫

C’est avec cette chanson d’une femme qui est l’une de mes icônes et qui parle d’une ville qui m’est chère, Paris, que je voulais ouvrir ce post ! Comme Joséphine Baker, Paris est l’un de mes amours (et Josy aussi, soit dit en passant), en dépit de ses occupants souvent bien ronchons et d’une politesse qui semble avoir été remisée aux catacombes !

Toujours est-il que j’ai adoré ce moment et ces photos, grâce à l’initiative de la si douce et talentueuse Bulle de Mint. J’avais eu la chance de découvrir cette jeune femme lors de l’avant-dernier Dapper Day, puis l’avais revue lors du dernier en date (je vous en avais parlé ici et dont elle était la photographe officielle) et depuis j’ai non seulement pu apprendre à mieux la connaître, mais je me suis surtout trouvé beaucoup de points communs avec elle.

Aussi, lorsqu’elle m’a proposé de faire ces quelques photos, j’ai évidemment accepté immédiatement ! J’ai vraiment adoré le choix des lieux si iconiques de Paris et surtout son regard de photographe bienveillant.

Enfin, concernant ma tenue, hormis cette cape tout droit sortie de mes rêves (je voulais absolument ce genre de manteaux pour l’hiver et surtout dans un rose poudré si parfait), aucun de mes vêtements n’est de cette saison, tout simplement car j’ai décidé de restreindre mes achats, notamment au sein des grandes marques chez qui je ne me reconnais plus, tant dans les matières utilisées que dans les conditions de fabrication. J’achète donc moins, mais mieux. Je suis d’ailleurs en train de préparer un long post à ce sujet !

Cape : Gérard Pasquier (dénichée inopinément dans une boutique outlet)
Pull : Monoprix
Jupe : Cyrillus
Bottines : André
Boucles d’oreilles : Mango
Collants : Calzedonia
Ceinture : Mademoiselle R (La Redoute)
Bracelet : Lotta Djossou
Sac : vintage

Belle semaine 

Danser sur la scène du Lido : un rêve devenu réalité !

Du haut de mon mètre 61, j’ai dansé sur les planches de l’iconique scène du lido, et réalisé un rêve que je n’osais même pas imaginer !

En effet, ce n’est un secret pour personne (ou tout du moins ceux qui me connaissent un tant soit peu) : j’ai toujours eu une obsession pour les cabarets et le music-hall, depuis petite. Cette profusion de plumes, de paillettes, de costumes incroyables et de magie a toujours eu un pouvoir hypnotique sur moi, au point que j’ai fait de cette passion quelque chose d’un peu plus concret, dont je vous parlais justement ici.

C’est donc dans cette continuité que je me suis décidée l’année passée à écumer notre patrimoine de cabarets parisiens, afin d’en connaître leurs coulisses, ou tout du moins leur revue ! Le Moulin Rouge, le Crazy Horse, le Paradis Latin, tous y sont passés, y compris le Lido, le jour de mon anniversaire. Un cadeau magique que mes parents m’ont offert et dont je n’avais pourtant pas parlé ici, alors que j’y avais passé une soirée des plus exceptionnelles !

(Le soir de mon anniversaire)

Et puis un an presque jour pour jour après avoir découvert leur sublimissime revue Paris Merveilles qui m’avait plus qu’enchantée, je me retrouve à être conviée à l’une de leur Masterclass, inédite, suite à un concours organisé par la jolie Ithaablog. Je découvre avec émerveillement qu’elle avait participé elle-même à ce moment privilégié puis trépigne en voyant qu’un concours est proposé pour y participer. Je tente le tout pour le tout et la chance me sourit : je suis sélectionnée !

Autant vous dire que je tremblais d’excitation les jours précédents l’événement, j’avais même du mal à croire que j’allais pouvoir vivre ça. Puis le jour J arrive et l’exaltation laisse place à un peu d’appréhension : vais-je être à la hauteur ? Est-ce que je vais me sentir à l’aise ? Les filles vont-elles être douces et cool ? J’ai à peine eu le temps de stresser que je me presse dans le grand et luxueux hall du Lido où je suis accueillie comme une princesse.

L’équipe est tout sourire et m’offre dès mon arrivée un tee-shirt incrusté de cristaux au nom du Lido. Cela tombe bien : j’avais justement mis pour l’occasion mon tee-shirt Lido customisé par Shourouk et que mon Doren m’avait offert pour Noël. Mais pas le temps de se perdre en rêvasserie, il est déjà l’heure d’enfiler sa tenue de danse.

 

On m’avait prévenue : se munir d’un legging et de baskets mais bien sûr je n’en fais qu’à ma tête et me pointe justement en chausson demi-pointe et body, comme j’ai l’habitude de le faire à mes cours d’éventails. Evidemment je suis la seule à avoir voulu jouer les petits rats du Lido.

Qu’importe, il faut déjà rejoindre l’impressionnante salle de la revue, qui m’avait tant émerveillée lorsque j’étais venue en spectatrice et qui là, me semble démesurément grande. Je suis hypnotisée par les chandeliers et la scène, comme les jolies autres chanceuses qui m’accompagnent pour la masterclass.

Une sacrée équipée de jolies filles, qui bougent toutes extrêmement bien et n’ont rien de débutantes : toutes ont un passé avec la danse et nous commençons à comprendre que cela va nous pousser à donner le meilleur de nous-même sur cette masterclass (spoiler alert : il valait mieux car nous avons été filmées par FR3. OUI. Moi quand je découvre l’équipe de tournage en arrivant dans la salle :).

J’avoue que même si j’adore danser, je suis sacrément époustouflée par le niveau de certaines, la précision de leurs gestes, leur souplesse et leur présence ! Mais aucune mauvaise ambiance, loin de là : toutes sont ici pour profiter, aucune compétition, juste un moment de magie entre amoureuses de la danse et du spectacle. Et ça se sent : il règne une énergie positive et une émotion qui m’ont vraiment énormément touchée et stupéfaite (dans le bon sens du terme).

Mais le clou du spectacle, ce n’est pas la scène, si incroyable soit-elle, ni les costumes (dont je vous parlerai après et avec lesquels j’ai pu danser) mais bien Alexandra, l’une des danseuses du Lido, qui a animé la masterclass, ainsi que Jane Sansby, la maîtresse de ballet.

(La salle lors du show)

Pour avoir pratiqué la danse pendant très longtemps (et si vous en avez fait, vous savez de quoi je parle), certain.e.s professeurs sont loin d’être patients et bienveillants et j’en ai même fait l’amère expérience encore récemment à un cours de barre au sol. Pour autant, ici on touche à une institution et à un niveau d’excellence, et même si nous n’étions “que” des élèves de masterclass, j’ai trouvé Alexandra et Jane d’une douceur rare.

Souriantes, elles n’étaient pas avares en compliments et nous ont stimulées avec bienveillance pendant près de 2h. Au-delà de la grâce et de la technique d’Alexandra, puis de la maîtrise et du professionnalisme de Jane, j’ai vraiment ressenti à quel point ce qu’elles faisaient était une passion, une chose viscérale qui vous intime de donner le meilleur de vous-même aux autres. J’ai tellement apprécié qu’elles puissent partager avec nous leurs conseils, qu’ils soient techniques ou pour l’attitude sur la scène, c’était inespéré de pouvoir apprendre tant de choses. (Et j’ai tenté de les appliquer lors de ma scène des Plumettes et compte bien les archiver précieusement dans mon esprit).

(Et si vous voulez tout savoir, entre nous, être une Bluebell girl (nom donné aux chorus girls du Lido) c’est un vrai art qui n’en a pas l’air, mais qui est tout sauf évident. Je peux vous dire qu’avoir l’air glamour sans y toucher, c’est beaucoup de maîtrise et de technique !)

Un de mes tableaux préférés du show

Comme je le soulignais plus haut, cette Masterclass (qui n’a eu lieu que deux fois donc mais qui pourrait peut-être être renouvelée) a été filmée du début à la fin par une équipe de FR3. Autant vous dire donc qu’entre l’appropriation de l’espace scénique, l’intégration des chorés, auxquelles il faut ajouter de la grâce et de l’élégance, tout cela en étant filmée par une caméra : cela n’avait rien de si évident pour moi (et les filles). Mais c’était une vraie belle expérience, aussi incroyable qu’inédite.

Nous avons donc également appris à descendre les vertigineux escaliers de la scène comme de véritables chorus girls, exécuté un cancan endiablé (la danse de cabaret la plus éprouvante qui soit) avec les jupes des danseuses, et enchaîné un bout de chorégraphie de la revue avec un costume de scène fait de plumes et de fleurs (hiiiiiii).

Autant ce dernier élément était d’une légèreté absolue malgré son allure imposante, autant la jupe de cancan est aussi sublime qu’elle est un fardeau pour danser. Imaginez déjà à quel point une simple choré peut vous donner chaud, et ajoutez-y une jupe longue, excessivement lourde et… entièrement doublée de plumes, qu’il faut régulièrement soulever et faire passer au-dessus de sa tête, si l’on veut faire correctement honneur à la mémoire de La Goulue.

(ça a l’air si simple vu d’ici ! haha)

En bref : les danseuses du Lido sont de vraies athlètes, au cas où vous en douteriez encore, doublées de filles sublimes. (Je me suis sentie si petite à côté d’Alexandra et son mètre 75 largement dépassé – un critère que je suis loin d’atteindre ha ha ha).

Et je pense que vous l’aurez compris, mais je suis sortie de cet après-midi magique avec les yeux remplis de paillettes, le coeur gonflé de passion et d’exaltation, à l’image des autres filles vivant le rêve.

J’espère que ce (long) article vous aura donné envie d’assister à Paris Merveilles (ce que j’espère) et en attendant vous pouvez jeter un oeil au reportage de FR3 (dans lequel on ne me voit pas trop, mais ce n’est pas plus mal ).

Je remercie encore sincèrement Ithaa pour m’avoir permis de réaliser un rêve qui n’en était pas un tant il est en réalité inaccessible mais aussi et surtout l’équipe du Lido qui vraiment a été accueillante et adorable avec nous. Sans oublier Alexandra et Jane qui ont un peu plus fait scintiller le Lido dans mon coeur. Je suis vraiment reconnaissante d’avoir pu vivre un tel moment, qui restera pendant longtemps dans ma mémoire.

Dapper Day à Disneyland Paris !

Première pause photo sur Main Street USA avec Jess & Doren

Il en faut, peu, pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaiiiire !

Et mon nécessaire : mes amis, des jolies robes et Disneyland Paris en ce Dapper Day du 5 mai dernier (vous pourrez même voir ma bobine sur le flyer de l’événement ) ! Peut-être d’ailleurs vous demandez-vous encore ce qu’est le Dapper Day ? C’était mon 2e au sein de Disneyland Paris, mais ces événements existent depuis longtemps aux USA et ont pris une ampleur phénoménale là-bas : on y trouve des stands de marque vintage et les rassemblements y sont impressionnants, Dita Von Teese y a même organisé un book signing lors de la dernière édition US !

Plus concrètement, il s’agit de s’habiller de manière chic, rétro ou pas (mais c’est tout de même plus authentique), un peu comme le faisaient les gens à l’époque de l’ouverture du parc Disney dans les années 50. Aujourd’hui, le Dapper Day s’ouvre même au Disney Bound, autre courant qui lui n’est pas forcément rétro mais qui correspond à l’idée d’imaginer une tenue reprenant les codes couleurs d’un personnage Disney identifié (par exemple un noeud rouge dans les cheveux, un haut bleu et une jupe jaune pour Blanche-Neige).

Autre élément important à savoir : le Dapper Day est accepté par Disney mais n’est pas organisé par lui ! C’est donc vraiment une entité à part entière, laquelle vit à travers d’autres événements que vous pourrez d’ailleurs trouver sur leur site officiel. Si d’ailleurs le sujet vous intéresse, je pourrais même faire un petit post “vintage” de photos prises à Disneyland dans les années 50 pour vous inspirer et vous en dire plus sur ce thème ?

“It’s a small world after all” ou comment vous bousiller le cerveau avec une musique les 5 prochaines heures. Ne me remerciez pas.

Quoiqu’il en soit, cette journée fut à la hauteur de mes espérances : le soleil brillait, les tenues étaient tout aussi époustouflantes, j’ai passé une journée magique avec mes amis et surtout j’ai pu faire des rencontres vraiment super, notamment avec la jolie et talentueuse Rose Grey qui était mandatée pour faire des portraits des participants et m’avait gentiment proposé de me dessiner, ce que j’ai bien sûr accepté avec joie ! Vous trouverez la photo du dessin à la toute fin de cet article.

Alors, accrochez votre ceinture, deuxième étoile à droite, et tout droit jusqu’au matin : je vous emmène avec moi (et mes amis Jess et Doren) dans ce Dapper Day à Disneyland Paris !

Comme vous le constatez, j’avais opté pour une tenue très Safari chic, aussi je n’avais qu’une idée en tête : faire quelques photos dans un endroit un peu caché d’Adventureland, que j’ai pour tout vous dire découvert il y a seulement un an. Une surprise se cache même dans les photos suivantes !

Tada ! Avec mes gars sûrs, j’ai nommé Kaa (le serpent du Livre de la Jungle pour les incultes ici bas) et Zazou l’oiseau rabat-joie (qu’on adore quand même) dans le Roi Lion ! (Si vous ne savez pas où se trouve cet endroit – un peu caché- laissez-moi un petit commentaire et je vous expliquerai tout ça !)

“Sympa ta robe ! Elle vient d’où ?” Kaa

Bon, et comment vous dire que j’ai frôlé l’hystérie quand j’ai vu que mon pote Baloo n’était pas contre danser une petite Macarena avec moi !

La talentueuse Rose Grey a immortalisé ma tenue, et c’est l’adorable Bulle de Mint qui elle a immortalisé le moment. Merci à vous les filles 

Si un détail de ma tenue vous intéresse, en voici les références. Je porte :
Une robe MONOPRIX (oui, oui, oui !)
Des chaussures MISS L FIRE (modèle Loretta ) et MONOPRIX (ne me jugez pas, mais piétiner toute la journée en talons à Disney, ça épuise)
Une capeline H&M (de l’an dernier)
Un sac ESPRIT excessivement vintage (il doit dater d’il y a 10 ans, offert par ma mamie, et je l’adore toujours autant ! Ils devraient refaire des modèles comme celui-ci !)
Des boucles d’oreilles pompons H&M
Une bague SWAROVSKI
Des bracelets vintage
Des lunettes SWAROVSKI
(Et un joli badge Dapper Day sur le col de ma robe )

Je remercie également l’amoureux de Jess qui a consciencieusement pris toutes les jolies photos de Jess, Doren et moi. Merci Oli ! J’espère que ce post vous aura plu, et si vous comptez vous rendre au prochain Dapper Day, faites-moi signe.