« Reading gives us somewhere to go when we have to stay where we are. » (Lire nous donne quelque part où aller quand nous avons à rester là où nous sommes)
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Dans la continuité de mon premier article sur ma bibliothèque, je viens vous parler aujourd’hui de deux nouvelles lectures qui ont rythmé mon été (il était donc temps que je vous en fasse état !). Deux romans aux époques différentes et aux personnages diamétralement opposés mais ayant un vecteur commun : l’amour et la romance perdue.

Deux amours perdus donc, deux destins sur l’acceptation de la perte de l’être aimé et tous les souvenirs et la nostalgie qui en résultent. Pas le sujet le plus festif qui soit, mais la lecture de ces deux histoires m’a profondément touchée et soyez rassurés sur une chose (car oui, je vous vois tiquer d’ici) : nous sommes bien loin de l’histoire à l’eau de rose “cliché”. (Et puis de toute façon, j’ai horreur de ce type de mièvrerie, sauf quand il s’agit de Disney. On a tous nos faiblesses et je sais que certains d’entre vous regardent Joséphine Ange Gardien dans le secret le plus total. Alors hein.)

Grégoire Delacourt – La première chose qu’on regarde
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Peut-être en aviez-vous entendu parler au moment de sa sortie : ce livre avait fait grand bruit et entraîné son auteur dans un procès kafkaïen contre… Scarlett Johansson. En effet, la protagoniste du bouquin est décrite comme lui ressemblant trait pour trait, mais la relation avec l’actrice s’arrête ici (ou presque). Je dois admettre que je ne suis pas une grande fan de cette célébrité et trouve ce procès complètement injustifié, compte tenu du contenu du livre et de ce que ses lignes ont de flatteuses pour Scarlett Johansson.. Mais soit, ce n’est que mon humble opinion !

Opinion qui a au moins eu le mérite de m’intriguer au point de me renseigner sur ce roman, alors même que je ne suis pas non plus une fana des romans ancrés dans une réalité trop ordinaire et contemporaine (et c’est pourtant le cas ici). Piquée par la curiosité, et partant avec un lourd bagage (celui de ne pas apprécier Scarlett contrairement à ces messieurs), je décide malgré tout de m’attaquer aux premières pages…

L’histoire, bien qu’un peu abracadabrante, est racontée avec une simplicité touchante : au fin fond de la France, une jeune femme sosie de Scarlett se fait passer pour la star pour pouvoir se réfugier chez un jeune garagiste charmant (qui ressemble à Ryan Gosling, “mais en mieux”) pour fuir une réalité qu’elle ne supporte plus. De là, naît une idylle émouvante et forte entre deux écorchés vifs. Je ne vous en dis pas plus, le roman comporte de très très beaux passages, autour de l’amour et la vie en général, je me suis surprise à les relire plusieurs fois parfois. La lecture est simple mais pas ennuyeuse, mais parfois (et c’en est presque déconcertant) à la presque limite de la maladresse (notamment sur la narration du jeune homme, au tout début de l’histoire, qui y va de quelques généralités à l’égard des femmes et leurs physiques, si mes souvenirs sont bons, que j’ai trouvées un peu scabreuses).

Le livre soulève également le sujet de la célébrité étouffante et des paparazzis comme un mal de société. Pour autant, la lecture se fait très vite et m’a quand même laissée une impression globalement positive, en dépit de sa conclusion… J’ai été extrêmement déçue par la fin du roman (je ne vous dis rien pour ne pas vous enlever la surprise) que j’ai trouvé bâclée et complètement injustifiée. Difficile de pouvoir m’épancher sur le sujet sans tout vous dévoiler, aussi je me contenterai de vous conseiller sa lecture, si ces quelques lignes vous ont inspirés.

A lire si… vous cherchez un roman pour vous accompagner le temps d’un trajet en train et que vous êtes sensible aux fables modernes. Ah, et à privilégier si vous êtes plutôt team Scarlett que anti…

Iona Grey – Lettre à Stella
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Bon, je ne vais pas passer par quatre chemins : j’ai fini ce livre en pleurant à chaudes larmes. Triste de quitter les personnages qui ont rythmé ces plus de 400 pages, mais surtout incroyablement émue par une aussi belle histoire d’amour. Il me semble qu’il ne m’ait jamais été donné d’en lire de plus belle !

Comme pour “L’appartement Oublié” (qui avait fait l’objet de la 1ère édition de ces articles “Dans ma bibliothèque), le roman est articulé autour de deux héroïnes ancrées dans deux époques différentes : l’une, Jess, dans le présent, et l’autre, Stella, lors de la seconde guerre mondiale en Angleterre. Les deux protagonistes sont reliées par les lettres d’amour reçues et archivées soigneusement par Stella et que Jess découvre inopinément en se réfugiant dans une maison abandonnée après avoir fui son compagnon violent.

Le roman oscille donc en permanence entre deux époques avec brio et délicatesse, les détails de la deuxième guerre mondiale sont retranscrits à la perfection et permettent de mieux s’approprier l’histoire. Quant aux personnages, ils sont forts et travaillés de sorte qu’on a presque l’impression de les connaître.

Je ne vais pas mentir : c’est surtout le destin de Stella qui m’a particulièrement émue, éprise d’un soldat américain alors qu’elle est mariée à un révérend qui la délaisse et s’avère abject et odieux avec elle. L’histoire d’amour impossible entre le pilote Américain et cette jeune femme gracieuse et douce, est intense et lumineuse, à l’image de ce livre. Sa lecture m’a faite passer par toutes les émotions possibles et imaginables, un vrai tourbillon émotionnel, qui m’a poursuivie plusieurs jours après avoir fini les dernières pages, comme prise de la même nostalgie qui habite Stella sur la fin du livre.

Pourtant choisi un peu au hasard dans les rayons du casino de Fréjus lors de mes vacances d’été (ma vie est formidable, n’est-ce pas ?), je me félicite d’avoir sélectionné ce livre pour m’accompagner à l’ombre des palmiers. Je dois admettre que la couverture y a été aussi pour beaucoup : la jeune femme qui est photographiée ressemble énormément à ma grand-mère (dans sa jeunesse, bien sûr…), et je vous mets même en bonus, une petite photo d’elle à la fin de l’article, avec son joli maillot de pin-up ! (On ne la voit pas bien, mais j’adore cette photo.)

A lire si… Non ! A lire, un point c’est tout. Vous m’en direz des nouvelles !

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Bonne lecture !

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