Loretta Banana

glamour

Toutes griffes dehors !

Pour avoir autant d’élégance que Zelda Fitzgerald en soirée (ou que Betty Draper en dîner galant), le vrai chic (selon moi) est d’arborer une manucure parfaite en ôtant ses petits gants de dentelle, ou de velours ! Un teasing qui est d’ailleurs bien souvent un classique des numéros de burlesque. Pour tout vous avouer, je suis extrêmement tyrannique envers moi-même et il est quasi impossible de me voir sans les ongles parfaitement vernis ! 

Mais la récompense, c’est que j’ai souvent des compliments sur ma manucure, même par les conseillères de chez Sephora ! Le plus souvent, on me demande même si mes ongles sont vrais, (ce qui est bien sûr le cas puisque c’est le sujet du jour) puis rapidement la question qui suit est souvent l’entretien. J’ai pensé donc qu’un article sur le sujet pourrait être intéressant pour vous donner mes combines pour faire pousser vos ongles et les entretenir.

Ce sont bien sûr mes petites astuces, et je ne prétends pas qu’elles puissent convenir à tout le monde, mais vous pouvez toujours les essayer pour vous faire votre propre idée !

> Tout d’abord, la base, c’est la B-A-S-E.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, c’est bien celle-ci ! Vos ongles vous diront merci ! Les miens n’ont jamais aussi bien poussé qu’avec une base appliquée avant chaque vernis, ou même au naturel. La base permettra à vos ongles de se solidifier et d’éviter de se dédoubler ou de se fendiller. J’en ai testées des tonnes (de la moins chère KIKO à la plus chère MAVALA) pour finalement trouver mon bonheur vers deux marques qui selon moi, se valent.

Dans la démarche de passer à des produits plus naturels et moins toxiques (surtout que niveau vernis, les compositions sont vraiment catastrophiques), j’ai totalement changé de marques, qui pour autant, n’en sont pas moins efficaces.

Je vous conseille donc celle de chez MANUCURIST (clairement ma marque chouchoute en ce moment) qui en plus d’être géniale, est vegan, cruelty-free et fabriquée en France. Que demande le peuple ? Sa formule est composée à 84% d’ingrédients naturels, ce qui me semble être un vrai bon compromis. J’ai acheté la mienne sur le site de Birchbox.

Dans un registre à peu près similaire, j’étais très contente également du base et top coat de chez LEA NATURE/SO BIO ETIC qui a une formule également similaire, bien plus clean que la majorité des produits sur le marché, et leurs produits ne sont pas non plus testés sur les animaux. L’avantage c’est que ce produit est 2 en 1 donc idéal pour alléger sa valise ou gagner de la place dans les tiroirs !

> En amande, tu les limeras !
Alors je risque très certainement de me mettre quelques unes d’entre vous à dos, mais je dois vous avouer quelque chose : je trouve les ongles longs et carrés pas franchement à mon goût 😅… Les avoir longs naturellement n’est pas permis pour tout le monde car parfois, ils n’arrivent simplement pas à pousser, ils nécessitent de l’entretien et puis il faut le dire : c’est peut-être glamour, mais c’est aussi pénible à entretenir ! (RDV en fin d’article pour une tranche de vie sur le sujet)*

Aussi, mieux vaut, selon moi, les avoir courts, mais impeccables, ou légèrement arrondis pour plus d’élégance si vous n’avez pas le courage ou simplement pas le temps de faire plus long. Mais en ce qui me concerne, le plus joli reste bien sûr l’ongle long et en forme d’amande, typique des manucures des starlettes Hollywoodiennes. Seulement, difficile d’obtenir ce résultat avec les limes bons marché. Souvent, elles sont désagréables à utiliser et bousillent complètement les ongles…. Non seulement vous allez perdre votre ongle en cours de route, mais surtout vous allez y passer des heures, au bas mot !

Là encore, c’est un produit magique qui m’a sauvée et c’est mon Doren qui me l’avait offert il y a plusieurs années : la lime à ongles parfaite qui portait très bien son nom “THE CURVE“, de par sa forme arrondie (idéale pour donner la courbe en amande) avec un imprimé léopard qui n’était pas pour me déplaire. C’est encore la lime que j’utilise aujourd’hui, toutefois, je suis extrêmement déçue car je découvre en vous écrivant cet article qu’elle n’est plus commercialisée 😭

Du coup j’ai fait un rapide tour d’horizon des limes qui me semblaient pas mal pour vous proposer un substitut, toutefois je ne les ai pas testées donc difficile de vous donner un avis tranché. Et pour tout vous dire, la plupart sont en carton, et je ne vous les conseille pas. En revanche, j’en ai trouvée une qui me semble très bien (par ailleurs bien notée sur d’autres sites tels que Mademoiselle Bio) et c’est probablement celle que j’achèterai si je devais en acquérir une à l’heure actuelle. Il s’agit du modèle de lime à ongles ovale de la marque KOBAKO. Je découvre cette dernière et je suis contente d’avoir eu à faire cette recherche car leurs produits m’ont l’air vraiment très bien (ils ont même des disques lavables pour le dissolvant, produit que je cherchais depuis longtemps !).

Il existe 3 types de limes selon la nature de votre ongle (très fin, normal ou rugueux pour les ongles avec gel) ce qui signifie que vous pourrez trouver vraiment un modèle adapté à la nature de vos ongles. Le système a l’air de fonctionner à peu de choses près comme ma lime, alors voici mes conseils pour obtenir le fameux ongle “amande”.

Pour le coup de main, il faut surtout limer les bords droits et gauches de votre ongle, puis ensuite remonter doucement vers la pointe. Promis, c’est plus facile à faire, qu’à lire ! La matière de la lime KOBAKO me semble également très bien puisqu’il s’agit de résine et de céramique (différente de la mienne mais néanmoins l’effet doit être similaire). Ce genre de matière abîme beaucoup moins l’ongle qu’une lime classique en carton et dure vraiment sur le temps, ce qui est un gain d’économie pour vous et un choix plus écologique en même temps.

Et autre astuce : si mes ongles poussent trop, je me permets de pré-couper en forme ronde ceux-ci avec un petit ciseau, puis je me munie de ma lime pour arrondir et rendre la forme plus jolie !

> Red, Ô, red !
Pour la couleur de votre vernis, c’est à vous de choisir, mais rien n’est plus fatal qu’un joli rouge (tout type de pantone confondu, du plus foncé au plus corail) ! En ce qui concerne, j’aime beaucoup MANUCURIST, qui est vraiment ma marque chouchou. Je trouve que les pinceaux sont très agréables à utiliser, s’appliquent bien sur l’ongle et les couleurs sont superbes. Pour ne rien gâcher, comme je le disais plus haut, ils sont éco-responsables et fabriqués en France, et la composition fait partie des plus clean du marché (à 84% composée d’ingrédients naturels).

Ma couleur préférée chez MANUCURIST qui, je trouve, colle à toutes les occasions et toutes les saisons, c’est la Poppy Red, à la fois bien rouge, mais très lumineuse (celle que je porte sur la photo qui illustre mon article). J’ai également investi dans une autre teinte (je n’ai plus la référence), plus corail pour l’été, mais je la trouve un peu moins couvrante et résistante.

J’applique donc, après ma base, deux couches généreuses de vernis (en ayant bien fait sécher la première couche) et enfin, je peaufine toujours par un top coat (pour faire mieux tenir la manucure). J’ai testé également le top coat de chez MANUCURIST, mais là encore, toute petite déception, il est moins résistant que ceux que j’utilisais auparavant (peut-être en raison de sa formule plus naturelle ?). Par contre, le base et top coat de LEA NATURE/SO BIO ETIC me semblait lui, assez performant à ce niveau ! Ce dernier geste est impératif pour protéger les deux couches de vernis et si ce rituel me prend tout de même pas mal de temps, il me permet aussi de rester jusqu’à 1 semaine tranquille, ce qui est un vrai luxe !

Et la tyrannique que je suis vient encore jouer les mères fouettard, mais dès que votre manucure commence à devenir écaillée, ne perdez pas de temps pour la retirer ! Autant des ongles impeccables sont une valeur sûre pour gagner en élégance, autant des ongles négligés et écaillés- même rouges – sont bien pires que n’avoir rien du tout (selon moi). Ce qui m’amène au point suivant :

Quel dissolvant choisir ?
Je teste depuis peu le dissolvant doux et 100% naturel à l’huile essentielle de rose de chez KURE BAZAAR et
j’en suis extrêmement satisfaite. Il est exempt de tout produit toxique, son odeur est très agréable (bien plus que les dissolvants ordinaires) mais deux petits bémols : son prix (plus de 30€ mais pour un format XXL de 250ml) et la patience. Il faut un peu plus de temps pour retirer toute trace de vernis, mais bon, le naturel a un prix à payer, pas vrai ?

Avec toutes ces petites astuces, vous devriez avoir une manucure parfaite et être éclatante jusqu’au bout des ongles ! Pour finir, voici quelques dernières recommandations pour vous aider à garder vos griffes aussi acérées que possible :

faites votre vaisselle et votre ménage avec des gants (non seulement vous éviterez de mettre votre peau en contact avec les produits, mais vos mains resteront hydratées et votre manucure retardera son écaillement)

hydratez vos mains et vos ongles aussi souvent que possible

évitez d’ouvrir vous-mêmes des canettes, de décoller des étiquettes ou ce genre de chose autant que possible (hello le standard des Mariah Carey, j’écoute ? #diva)

portez des gants dès que l’occasion se présente : votre manucure sera protégée des chocs, vos mains des gerçures lorsqu’il fait froid (l’été cela vous donnera un parfait look 50’s en les choisissant en dentelle, tulle ou macramé), et en plus c’est très élégant ! Et vous pourrez dévoiler avec glamour vos mains le moment venu : succès garanti !

Et vous, quelles sont vos petites astuces pour une manucure parfaite ? ✨🎉

*Je n’ose vous raconter la fois où, avec mes ongles incroyablement longs, je ne parvenais plus à récupérer ma carte bancaire du distributeur. Un grand moment de solitude. Je les ai bien ratiboisés depuis.

 

 

Ce que le Burlesque m’a appris sur moi

(Mon premier solo lors des Plumettes en juin 2017 !) – Photo : geq_photography

[Edit du 11/06 : j’ai ajouté/modifié quelques petites choses sur ce post grâce aux lumières de ma copine de plumes, Loulou Champagne, qui est une vraie encyclopédie du Burlesque !]

ça n’aura échappé à personne si vous pointez votre museau sur ce blog ou : je m’adonne à une passion ô combien connotée glamour : le “Burlesque” ! Si cet univers est très connu dans le nord de l’Europe et aux Etats-Unis, il est assez peu répandu en France, ce qui est un comble quand on sait que Paris est le berceau du music-hall et du cabaret ! Aujourd’hui, ce monde serait presque même connoté kitsch et uniquement destiné aux touristes venus s’encanailler au Moulin-Rouge (j’avais d’ailleurs écrit sur ce lieu iconique de la culture Française juste ici) alors qu’il est riche de diversité, de féminité (et même de “boylesque” = d’hommes pratiquant le burlesque) et de tolérance.

En somme, à part évoquer Dita Von Teese, très peu de gens me semblent réellement informés sur le Burlesque dans sa forme dite actuelle (en tout cas c’est ce que j’ai constaté de par mon humble expérience). Beaucoup de ces personnes s’imaginaient d’ailleurs des femmes faisant tournoyer leurs pasties en faisant des moues suggestives, ce qui est à mon sens, juste une facette de ce qu’est le Burlesque à proprement parler. (Et la direction vous remercie de ne pas citer le film de Christina Aguilera et Cher. En vous remerciant.)

Loin de moi l’idée de vous faire un historique détaillé sur ce monde de paillettes et de glamour car un article ne suffirait pas je peux vous l’assurer, mais ce que je peux vous dire, c’est qu’il y autant de genre de Burlesque qu’il y a de filles (et de garçons) ! J’en veux pour preuve le cours de la délicieuse Vivi Valentine, chez qui je fais mes armes (à plumes), qui est composé de femmes aux univers extrêmement éclectiques et complémentaires. Et sur scène, c’est à peu près pareil.

Alors bien sûr, initialement c’est une danse du corps qui s’articule autour de l’effeuillage et de l’art de se dévêtir avec une certaine élégance et un glamour piquant, la nudité n’étant en aucun cas la finalité. Non, ce qui compte vraiment, c’est la manière d’y parvenir, en s’appropriant une histoire, une chorégraphie, un costume et un personnage que l’on décide de faire vivre sur scène.

Il suffit de se renseigner sur certaines des pionnières du style, comme Mata Hari, ou la Française Blanche Cavelli, considérée comme la 1ère vraie “effeuilleuse” Burlesque qui s’est notamment produite au Divan du Monde à Paris le 3 mars 1894 pour la première fois (comme quoi nous sommes vraiment en France dans le berceau de cet univers). Dans un style encore différent et plus proche de mes inspirations, contemplez la gracieuse Sally Rand (ci-dessous) et ses délicats mouvements de cygne lorsqu’elle danse nue, cachée derrière ses éventails, manifeste de l’élégance que peut revêtir cet art de la scène.

Alors j’en vois arriver avec leurs gros sabots, dont le poil se hérisse en lisant tout cela et qui auraient vite fait de raccourcir ça à du “strip-tease” (même s’il s’agit en quelque sorte de la “mamie du strip-tease”) : venez donc traîner vos souliers du dimanche dans un show et faites-vous votre propre opinion !  Croyez-le ou non, mais le public principal de ce genre de spectacle est majoritairement composé de femmes, et ceci pour la même raison qui m’a faite tomber amoureuse de cet univers : la grâce, les costumes, la poésie qui se dégage de certains numéros et surtout l’affirmation du corps féminin.

Les femmes y montrent leur corps tel qu’il est, sans diktat – ou en tout cas montrent ce qu’elles décident vouloir montrer où et quand elles le souhaitent -, se l’approprient et le revendiquent, comme un étendard dans cette société schizophrène qui trouve plus dérangeant de dévoiler un bout de poitrine sur Instagram qu’un chasseur posant devant des animaux ensanglantés, mais passons, je m’égare. En somme, si je devais résumer le propos, le burlesque serait, aujourd’hui, une certaine forme de féminisme où se mêlent joie de vivre et paillettes.

Remis au goût du jour dans les années 50 avant de retomber en désuétude, on doit son retour de grâce notamment au Velvet Hammer dans les 90’s, puis à Dita Von Teese (formée elle-même par Catherine D’lish qui fait partie du revival) qui finit de le populariser et à qui je voue d’ailleurs un culte toujours plus grandissant, tant son monde sait allier un glamour assumé, une sensualité qui joue parfois même avec des codes plus “extrêmes” comme le Fetish, sans jamais tomber dans la vulgarité.

Certain.e.s artistes Burlesque pourtant aiment jouer avec des codes plus trash, plus identitaires, souvent d’ailleurs pour critiquer un pan de la société et ne recherchent pas forcément cet esthétisme raffiné qui pour moi, est en revanche l’essence même de ma fascination pour cet univers. Mais ça, encore une fois, c’est totalement subjectif et j’apprécie toujours de voir des artistes sur scène, même si leurs inspirations sont très éloignées des miennes, car ce qui compte au final, c’est bien l’histoire que l’on raconte, et l’énergie que l’on dégage.

Mais comment en suis-je arrivée là ? (Car finalement c’était un peu le sujet de mon post, et je suis tombée dans des digressions, car ce sujet est si passionnant que je pourrais disserter des heures.)

Tout d’abord, je suis loin d’être une danseuse professionnelle et je n’oserai jamais me qualifier d’artiste burlesque, car je suis encore, je l’estime, en apprentissage. Pourtant, ce désir veille au plus profond de moi depuis toujours. Et j’ai presque mal au coeur de me dire qu’il m’aura fallu autant de temps pour le faire éclore…

J’ai toujours adoré la danse, je pratiquais du modern jazz et du classique depuis mes 8 ans, je rêvais d’être professeure de danse, mais j’ai un peu mis ça de côté, pensant que de toute façon, ça n’était pas pour moi (les barrières qu’on s’auto-dresse…). Pourtant, à chaque fois que je montais sur scène dès mon plus jeune âge, je ressentais ce picotement indescriptible, quelque chose que rien d’autre ne pouvait me faire ressentir. Quelque chose qui fige l’espace temps et vous ancre dans le moment présent.

Puis plus tard, j’ai découvert le Burlesque. Ce monde me semblait si proche et pourtant si lointain. C’est un peu comme si j’en avais fait partie depuis toujours, comme si j’y étais connectée, alors même que je n’avais jamais osé le pratiquer. Je le regardais justement “de loin”. Je n’osais même pas songer que je puisse en faire partie un jour, alors même que le cabaret m’avait toujours fascinée.

Et puis il y a eu ma première vraie soirée Burlesque il y a bien 8 ans de cela. Je me rappelle avoir affronté un rhume horrible pour me rendre à l’une des soirées de Chloe Van Paris à la Nouvelle Eve, qui réalisait de renversantes fêtes où se produisaient des artistes extrêmement inspirants. C’était ma première “vraie” découverte de cet univers. Et c’est un peu comme si j’étais tombée dans le terrier du lapin d’Alice.

C’est là que j’ai vu pour la première fois Vicky Butterfly dont la poésie et la grâce céleste m’ont subjuguée. Depuis ce soir-là, le Burlesque ne m’a plus quittée. Et pourtant, il m’aura fallu des années avant de me lancer.

Dès que je voyais qu’un spectacle avait lieu, ou même lorsque je partais à l’étranger, je veillais sur le sujet, j’avais envie de me faufiler comme une petite souris pour voir ce monde qui ne m’appartenait pas mais me faisait secrètement rêver. Je regardais des vidéos sur YouTube, suivais quelques unes de ces artistes sur leurs réseaux sociaux… Et puis des écoles ont commencé à éclore à Paris, des cours d’effeuillage ont vu le jour. Je me renseignais, hésitais à m’y rendre, par peur mais aussi parce que quelque chose clochait à chaque fois. L’univers. C’était toujours un peu “trop”, ou pas assez. Je n’arrivais pas à m’identifier totalement à ce qui semblait se dérouler dans ces cours. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas bien ou qu’ils manquent de quoique ce soit, seulement qu’ils ne correspondaient pas à l’idée même du Burlesque que j’avais envie de faire. Et puis il y a 2 ou 3 ans peut-être, au détour d’Instagram, je tombe sur une photo de jeunes femmes entourées de plumes virevoltantes. Je comprends qu’il s’agit d’un cours, et pas de n’importe lequel : d’un cours de danse d’éventails ! Mon sang ne fait qu’un tour : tout colle absolument à l’idée du Burlesque que je me fais : quelque chose de délicat, d’élégant, de glamour et d’espiègle, portée par une professeure, Vivi Valentine, qui est aussi une artiste Burlesque qui se produit mondialement et dont l’univers me semble immédiatement aussi glamour que fascinant.

A la rentrée suivante (car j’ai découvert ce cours pendant l’été sur Instagram), je me décide ENFIN à pousser les portes du cours. Et passé l’appréhension, mes craintes s’envolent pour laisser place à un monde de beauté et de grâce surannée. Les filles du cours sont toutes différentes, de par leur morphologie, leurs inspirations ou même leur couleur de peau, et tout cela offre un spectacle de douceur et de féminité. Je comprends que j’ai peut-être, moi aussi, ma place ici.

Ce cours devient bientôt un repère de mon quotidien, m’offre une liberté créative, une escapade de grâce à un moment où j’en avais vraiment besoin, où certaines choses ne se déroulaient pas forcément comme je le voulais tant dans ma vie professionnelle que dans ma vie personnelle. Pourtant, ce cours a été salvateur, il m’a remis le pied à l’étrier de la danse, et surtout m’a rappelée que j’avais un rêve et que je devais le poursuivre. Et ce qui me frappait, c’est que même après une journée éreintante, la motivation me manquait parfois pour m’y rendre. Je me forçais et en ressortait comme vivante et rechargée pour les jours suivants.

Deux années après l’avoir rejoint, je m’apprête à bientôt remonter sur scène avec les Plumettes (notre petit nom de troupe, en référence aux plumes qui ponctuent chacun de nos numéros) pour un spectacle composé de chorégraphies en groupes et de solos, dont mon premier vrai numéro. Une vraie épopée, car j’ai beaucoup travaillé pour imaginer une histoire qui me ressemble, fait de nombreuses recherches pour un costume adéquat, et aussi laissé mon “personnage” de Loretta Banana éclore pour finalement prendre vie sur scène. Aujourd’hui, je sais que ce cours m’a permis de rendre mon rêve concret, même si je sais qu’il me reste encore beaucoup à faire pour arriver à l’objectif que je me suis fixé. J’aurai aimé que quelqu’un me dise, à l’époque où je ne m’en croyais pas capable, que tout ça pouvait arriver si j’en avais vraiment envie et que je me faisais suffisamment confiance. Nous sommes les seul.e.s à pouvoir influencer sur notre destinée, alors ne nous gâchons pas nos chances nous-mêmes : si vous avez un rêve, foncez et n’écoutez que vous ! Faites-vous confiance. Personne ne peut vous empêcher d’accomplir ou au moins d’essayer si ce n’est vous-même. (Et si quelqu’un d’extérieur essaie de vous dissuader, dites-lui ceci ou chantez-lui cela).

J’espère sincèrement que ce post vous aura plu, il est vraiment personnel mais je trouvais qu’il était intéressant de partager ces impressions avec vous, je n’imagine pas ce que j’aurai pu manquer à l’idée de ne pas oser et c’est vraiment le message que je souhaite vous faire passer, quelque soit l’envie qui vous anime.

Suivez-moi sur Instagram si vous voulez les informations des prochains shows ! 

Soirée Glamour avec Top Vintage

Life is a party, dress like it!“. Oh, comme j’aime ce petit dicton qui résume à merveille ma vision des choses ! Pour moi, il n’y a pas de jour particulier où porter de l’eyeliner ou pour mettre une robe élégante ! Bien au contraire ! C’est souvent même une manière pour moi de me donner du courage, de trouver une certaine confiance mais aussi par simple goût de l’esthétisme.

Or je dois bien l’avouer, force est de constater que la mode actuelle manque souvent cruellement de distinction et d’élégance. J’ai donc bien souvent un peu de mal à trouver chaussure à mon pied ou bien alors il faudrait que j’y laisse mon livret A, ce qui serait bien ennuyeux vous en conviendrez. Aussi, quand on m’a donné l’occasion de découvrir plus en détails l’e-shop Top Vintage, je n’ai pas hésité longtemps !

Cette boutique virtuelle multimarque est originaire des Pays-Bas et s’est faite connaître par ses collections de vêtements inspirés des années 20 à 70 environ. Il ne s’agit donc pas de vintage mais bien de reproduction (et je dois dire que ce n’est parfois pas plus mal : j’adore le vintage mais combien de fois ai-je craqué le zip de certaines de mes robes ? Je n’ose même plus compter !).

Il y a donc quelques semaines, mon acolyte Jess et moi-même nous sommes rendues dans leur boudoir éphémère, le temps d’une soirée à vrai dire, dans l’une des petites loges du théâtre Mogador. Nous avons eu l’occasion de pouvoir voir de plus près leur collection printemps/été 2018, pleine de robes en vichy style Bardot, de jupons froufroutant, de combinaisons façon petit marin d’eau douce et d’accessoires tous plus féminins les uns que les autres !

C’était donc pour moi une superbe découverte et j’ai déjà repéré quelques pièces qui pourraient bien venir vous faire de l’oeil ici dans peu de temps ! J’ai d’ailleurs eu un coup de coeur pour leur collection Vintage Diva qui représente absolument tout ce que j’aime : des formes féminines, un style glamour et une production en Europe à des prix que je trouve vraiment raisonnables (environ 139€ la robe).

Outre donc ces jolies tenues, nous avons eu droit à une soirée incroyablement glamour, ponctuée d’un show Burlesque par Charly broutille (que j’avais déjà vue à la Nouvelle Seine au Cabaret Burlesque et qui est adorable de simplicité), ainsi que d’un mini-concert des Satin Dollz, habillées en Top Vintage pour l’occasion. D’ailleurs je vous invite à suivre leur compte Instagram si vous aimez les univers musicaux rétro, puisqu’elles reprennent essentiellement des standards des années 50 qu’elles interprètent en petites chorégraphies absolument délicieuses.

Enfin, c’était aussi l’occasion de rencontrer “en vrai” certaines filles avec qui j’échangeais déjà sur Instagram, notamment Lily Porcelaine, avec qui j’ai été ravie de papoter durant la soirée !  Je tenais également à remercier sincèrement l’équipe si glamour de Top Vintage, disponible et si avenante pendant la soirée, c’était un délice !

Pour retrouver Top Vintage, c’est juste ici !

PS : merci à Jess pour les photos ❤

 

« Reading gives us somewhere to go when we have to stay where we are. » (Lire nous donne quelque part où aller quand nous avons à rester là où nous sommes)

Pour ce nouveau volet des bouquins de ma bibliothèque, j’aimerais vous parler de deux histoires radicalement différentes mais qui ont rythmé avec douceur mon mois de janvier.

Les Indomptables – Florence Colombani (Fayard)
La première n’est pas une histoire, mais plutôt 4 histoires, et vraies, qui plus est ! 4 destins de femmes qui ont peuplé les fantasmes du cinéma Hollywoodien : Lana Turner, Ava Gardner, Lena Horne et Grace Kelly. L’auteur de ce petit bijou, Florence Colombani, a su tisser un véritable roman, dans lequel s’entremêlent les biographies des 4 actrices, de manière à raconter une histoire globale, celle finalement d’actrice sous les cieux de la cité des Anges lors de l’âge d’or Hollywoodien. En dépit des paillettes et des bulles qui coulaient à flot, leur vie fut loin d’être un fleuve tranquille, et on y découvre d’ailleurs avec une certaine horreur l’envers du décor, celui du studio célèbre de la MGM, véritable “usine à stars” (et l’expression n’est pas exagérée), tenu d’une main de fer par le terrible Louis B. Mayer.

On y apprend donc beaucoup sur le milieu du cinéma de l’époque, évidemment, mais aussi sur les destins torturés de ces actrices, et notamment comment de fille presque ordinaire à l’enfance souvent difficile (pour Lana Turner et Ava Gardner en particulier), ces diamants bruts deviennent les stars que nous connaissons aujourd’hui. C’est aussi un climat qui nous est compté, celui de l’Amérique ségrégationniste, évoqué sous le prisme de la sublime Lena Horne, actrice et chanteuse de jazz Afro-Américaine, qui, malgré un racisme ambiant, se bat pour imposer sa personnalité sur le devant de la scène et sous couple mixte, qui fait polémique à l’époque. Enfin, le roman évoque la toute jeune Grace Kelly dans sa vie dissolue d’avant mariage princier et bien sûr avant qu’elle ne devienne l’actrice fétiche d’Hitchcock.

Vous l’aurez donc compris : ce roman est riche en détails, en anecdotes, et narre toutes les frasques les plus incroyables de ces quatre actrices Américaines, avec cependant une certaine bienveillance de la plume de l’auteure. L’écriture est fluide et agréable, et je dois dire que moi qui craignais de me sentir perdue parfois parmi toutes ces biographies entremêlées, j’ai été étonnée de voir à quel point tout s’imbriquait avec intelligence, sans la rigidité que peuvent avoir certaines biographies.

A lire si… Vous aimez le cinéma, l’âge d’or Hollywoodien, les années 40/50 et que vous êtes fasciné par le glamour d’autrefois ! Cette lecture m’a vraiment ravie, j’ai appris énormément de choses et j’ai ressenti beaucoup d’empathie et de fascination pour ces actrices dont certaines que je connaissais assez peu finalement et pour lesquelles j’ai désormais beaucoup de curiosité et d’admiration !

Ma seconde lecture, bien qu’un peu plus légère au départ a très vite fait de me faire couleur quelques petites larmes…

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut (Folio)
Ce livre n’avait de cesse de revenir sous mes yeux, peu importe les librairies que je fréquentais. Je n’ai entendu par la suite que des critiques dithyrambiques à son sujet, et la douce folie qui semblait en émaner, sans oublier son titre en référence à Nina Simone ont finalement achevé de me convaincre.
L’histoire ? Une narration racontée par un jeune enfant qui nous emmène dans une aventure humaine et familiale : celle de ses parents, amoureux fous, et fous amoureux. Un peu trop d’ailleurs. Ils vivent dans un joyeux bazar, loufoque et complètement inattendu, ponctué d’anecdotes romanesques et touchantes, mais qui parfois me semblaient partir dans des directions que j’avais du mal à suivre, moi qui suis pourtant toujours la première à plébisciter la douce folie.

Seulement voilà : est-ce parce que j’étais moins disposée à lire ce genre de roman à ce moment-là ou est-ce parce que j’en avais entendu beaucoup trop de merveilles ? Pour moi, le charme n’a fini par opérer qu’aux 2/3 du roman, c’est à dire quand les choses finissent par se gâter un peu (et c’est peu de le dire). Mon côté drama queen, sans aucun doute. Toujours est-il que c’est précisément là, que la folie qui émane de ce livre a fini par me toucher, et m’emmener là où l’auteur semblait vouloir aller. Je ne vous révèlerai pas la fin de l’histoire, mais celle-ci m’a beaucoup touchée, à bien des égards.

A lire si… vous aimez les romans décalés, plein d’émotions et de valeurs. Il m’a rappelée d’ailleurs “L’écume des jours” du grand Boris Vian. Difficile donc de résumer ce bouquin en quelques lignes, il relève plus d’une expérience de lecture à mon sens, que je vous invite donc à essayer !